Mexique–Nicaragua : Des raisons de travailler pour l’eau
(Clique ici pour voir une vidéo sur l'eau dans le monde aujourd'hui.)
Nous sommes nombreux à être convaincus de l’importance d’une réflexion sur l’eau ; cependant quelques notions préalables s’imposent, qui peuvent s’exposer en trois questions fondamentales :
- Peut-on apprendre ou modifier nos attitudes et nos habitudes à propos de l’eau ?
- Pour quelles raisons doit-on modifier nos comportements actuels à ce sujet ?
- L’intervention de l’école est-elle importante pour ces changements ?
Certains affirment que les habitudes, bonnes et mauvaises, s’acquièrent par l’imitation, d’autres qu’elles résultent d’un enseignement bien conçu ; d’autres encore pensent que ni l’un ni l’autre ne sont importants, mais que l’atmosphère et les problèmes d’environnement déterminent nos manières de vivre et leurs changements. Il est clair que pour cultiver des réactions positives au sujet de l’usage de l’eau ces attitudes doivent se justifier intellectuellement, il faut une composante affective, et une composante d’action qui porte à exécuter cette pratique positive.
Toutes ces diverses composantes peuvent se développer ensemble si l’apprentissage y est
favorable. Nous pourrions ici répondre par l’affirmative à la première question. Pour justifier la seconde question il faut s’appuyer sur le fait que au-delà des comportements négatifs, car il y en a et nous devons essayer de les changer, l’eau a dans notre société un statut équivoque. L’eau a perdu la fonction primordiale qu’elle avait en d’autres époques ; elle est devenue une simple valeur commerciale. On se sert de l’eau, on la jette, rien d’autre. On ne la voit pas comme une ressource limitée et par conséquent très vulnérable, un bien de valeur pour la collectivité, qui constitue un capital sous estimé et qui est inégalement réparti ; enfin c’est une ressource génératrice de conflits et qui est en même temps source de développement.
Par rapport au troisième argument, disons que l’intervention de l’école est précieuse pour faire évoluer les comportements mais cette affirmation nécessite plusieurs précisions. D’une part les scolaires se comportent d’une certaine façon parce qu’ils ne savent qu’il y a là un problème, parce qu’ils obéissent à des normes sociales ou parce qu’on ne leur donne pas de règles concrètes de conduite dans ce domaine. La supériorité des actions éducatives à l’école s’appuie sur l’amélioration de la perception et des comportements par rapport aux problèmes qui se posent, pour que ces apprentissages aident à l’amélioration de la dite situation. D’un autre côté nous ne devons pas oublier que le monde scolaire a une certaine manière d’utiliser l’eau, qui ne correspond pas toujours à nos propositions. De plus le traitement des problèmes d’environnement et les études entreprises à ce sujet permettent d’évoluer par rapport aux problèmes qui se posent, quand le milieu y est favorable. En tout état de cause les actions positives en faveur de l‘environnement se voient renforcées si, à l’école et autour de l’école, on développe le sens de la responsabilité individuelle dans le groupe social et si l’on prend en même temps des initiatives institutionnelles cohérentes.
L’eau doit rester une référence sociale, et même de plus en plus.
L’eau accessible en tous lieux
Le journal, les informations à la télévision ou à la radio, nous rappellent notre dépendance par rapport à l’eau ; on en parle toujours, aux informations. Cette dépendance commence à notre lever et se termine quand nous nous couchons et ce n’est pas nouveau. L’eau a été un moyen de socialisation pour de nombreuses civilisations et dans l’élaboration de groupes sociaux très divers. D’autre part le rôle de l’eau dans l’organisation spatiale a été primordiale et son utilisation a été la source de nombreux conflits sociaux et d’incessantes querelles entre pays. L’eau fait partie intégrante de nous-mêmes, c’est un des fondements premiers de la création artistique des cultures millénaires, des plus belles compositions littéraires ou de la peinture, des traditions orales de nombreux peuples. Par contre il semblerait aujourd’hui que ces signes s’évanouissent peu à peu et qu’il ne reste de l’eau que ce qui est spectaculaire : les inondations et autres catastrophes. C’est pourquoi il y a urgence à retravailler certains caractères essentiels qui donnent forme à ce que nous définissons comme « nouvelle culture » de l’eau.
Tenir compte des idées préalables.
Sur ce point, nous possédons tous des connaissances et des idées préconçues. Par suite d’un
apprentissage quotidien ou scolaire, nous possédons tous plus d’images que nous croyons, sur cette question. Si nous voulions définir les conceptions de chaque personne, nous dirions que pour beaucoup l’eau est un bien rare, d’usage quotidien, qui souffre de la pollution. C’est un bien nécessaire pour vivre, pour développer des activités économiques ou sanitaires, ou bien pour abriter la vie. Ses diverses composantes donnent : l’eau douce et l’eau salée et leurs diverses propriétés. On dit enfin qu’elle présente divers aspects, qu’elle est prodiguée à toute la terre. Je crois que beaucoup de gens sont disposés à collaborer mais qu’ils font preuve d’une dangereuse confusion entre la consommation de l’eau et la qualité de vie qui demanderait une étude plus approfondie. Par exemple pour ce qui est de la répartition de l’eau, les gens n’ont pas de problème au niveau des grands principes, mais quand il s’agit d’évènements ou d’hypothèses concrètes, les désaccords apparaissent lamentablement ainsi que la résistance à s’engager pour cette cause.
En général, pour ce qui est du thème de l’eau:
-
On critique l’action des individus et des institutions, en ce qui concerne l’utilisation de l’eau des fleuves.
-
On continue d’avoir une pratique individuelle tout en considérant l’eau comme un problème majeur.
-
L’appartenance à un territoire est perçue comme très liée au problème de l’eau. Les moins de 12 ans sont plus participatifs et plus sensibilisés.
-
On pressent très tard les répercussions sur l’eau d’une action individuelle ou collective
-
On ne pense pas que les activités quotidiennes contribuent à la pollution de l’eau.
-
En certaines occasions les personnes manifestent un surprenant manque de curiosité.
-
Les propositions de changements d’attitudes ne sont pas très efficaces si la conduite proposée nous coûte beaucoup.
Quelques propositions d’intervention
J’aimerais en mentionner 3 :
• Le travail sur des situations à problèmes. Nous entendons par là un problème qui touche une collectivité, des personnes ou des scolaires, un fait qui s’est passé dans un autre temps et que l’on évoque maintenant : problèmes de répartition des eaux, des épisodes de pollution, des conflits sociaux, inégalités, etc. Ce sont des situations qui ne vont pas se résoudre du tout mais qui demandent, pour être comprises, la mobilisation de nos ressources intellectuelles et de nos attitudes. Si un processus d’apprentissage s’organise autour de cette situation, et pas seulement en activités isolées, il apparaît un fil conducteur, qui donne son sens à tout le processus. Quand on aborde les contenus pour le thème de l’eau, la proposition ne doit contenir que peu d’activités puisque nous courons le risque de ce que les personnes ou le groupe d’élèves se désintéressent peu à peu. Le travail en équipe est le regroupement le plus adéquat pour y remédier ; en même temps il montre combien l’apport personnel est nécessaire dans l’amélioration d’un problème collectif.
• Mettre en œuvre des unités didactiques sur l’eau.
avec des enfants de Granja Hogar
• Bénéfice que nous en tirons dans la gestion du centre (école ou communauté locale). Ce qui pourrait s’appeler un audit sur l’eau, sans n’être jamais une action isolée mais qui doit être immergée dans un plan plus général. Ceci demande la participation collective d’une part importante de la communauté éducative. Nous savons que si l’apport du groupe fait défaut l’action mise en place disparaîtra quand ses initiateurs perdront leurs forces. Dans cet audit il faut un plan d’action qui établisse un diagnostique préalable de la situation .Dans ce cas, au contraire, quand je parle d’études de situations problématiques, j’entends par là l’amélioration de la gestion de l’environnement et la solution des problèmes. Ces actions peuvent s’étendre aussi au milieu familial, sous le mode d’invitations à la participation ou à d’autres pratiques simples. Les audits écologiques ont de multiples intentions parmi lesquelles on peut distinguer l’amélioration de la gestion de l’environnement des lieux (école ou communauté locale) grâce à l’apport de la collectivité.
María del Mar Clapera Gómez, rscj
Province Mexique – Nicaragua
Découvrir d'autres "Défis éducatifs"...
-
|2009-04-01 Ana Ma Torre -México/Nicaragua - Cuidado del agua : ¡ Está padrísimo!
Castellano : Esta información es muy util para saver como cuidar el agua.
Français : Cette information est très utile pour apprendre à prendre soin de l'eau.
English : This article gives very useful information about the care of water.


Castellano: Me parece bastante información sobre el agua, pero a mi parecer deberían tratar de llegar a las redes sociales para así concientizar a los jóvenes, y quizás también charlar por vía wed (mucho más económico a mi parecer ) a los educadores del saber, para que mediante ellos transmitan la importancia del agua .
Gracias por leer mi comentario y desde el Instituto Pedagógico Nacional Monterrico (Sagrado Corazón) de primer año de sociales felicito el interés por el agua, ya que es muy necesario concientizar a la población del mundo.