14ème Congrès Mondial des Anciens et Anciennes du Sacré-Cœur
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Lire aussi le témoignage de Blandine Basosa-Madila, rscj de la République Démocratique du Congo.
Reportage de Mme Marie-Pascale de Drouas, France
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Du 5 au 11 avril 2010, a eu lieu, à Malte, le 14ème Congrès de l'AMASC (Association Mondiale des Anciennes et Anciens du Sacré-Coeur). 300 anciens et anciennes venus des 5 continents y participaient, parmi lesquels quelques jeunes anciens juste sortis de leurs écoles en Belgique, Autriche, Allemagne : « Des jeunes pousses porteuses d’espoir pour l’avenir » note Brigitte, une Grenobloise (France). Une dizaine de RSCJ avaient été invitées à assister à la rencontre, dont la Supérieure Générale, Kathleen Conan. |
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Inauguré par une magnifique célébration à la Cathédrale de La Valette, le Congrès présentait trois pôles d’intérêt :
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D’abord une grande joieComme le relève d’emblée Margarita (Espagne), la première chose qui sautait aux yeux en voyant toutes ces anciennes de culture et d’âges parfois si disparates : « C’est d’abord la joie qu’elles ont à se découvrir ou se retrouver », entre elles, mais pas seulement : « On sent aussi une affection réciproque entre anciennes et RSCJ » constate l’Italienne Anna-Maria. « L’éducation que nous avons reçue a façonné notre manière d’être » dit Magdalena, de Mexico. « Je ne pensais pas que nous nous ressemblions tellement alors que nous venons d’horizons si différents » souligne Marie-Madeleine, de la République Démocratique du Congo. |
Mme Hermine Van Asten-Wennekers, Présidente mondiale de l'AMASC.
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Des témoignages émouvants
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Le colloque sur La pauvreté, qui constituait l’élément central de la rencontre, était ouvert par une vibrante interpellation d’une sœur indienne : « La pauvreté n’est pas seulement matérielle et elle peut apparaître comme une hydre sans cesse renaissante » dira-t-elle. « Mais se décourager est l’ennemi principal. Il nous faut abandonner nos certitudes, quitter nos salons feutrés pour porter (ce combat) au cœur de nos villes et de nos villages… Nous devons nous soutenir ensemble dans notre vulnérabilité : là où la Société du Sacré-Cœur ne peut aller, vous, vous pouvez aller ». Le lendemain, comme en écho, Caroline, une jeune Irlandaise née aveugle, affirmera : « L’impossible n’existe pas ! Nous avons tous notre handicap. Le changement doit commencer par nous. Mais (pour réussir) il faut 5 conditions : de la passion dans l’engagement, de la constance malgré l’échec, de vrais amis, de la stratégie et du culot ! ». « Tous les pauvres ont le droit de vivre la même vie que nous » soutiendra pour sa part Sr Hilda, rscj. «Ils ne veulent pourtant ni la charité, ni la pitié, mais simplement la justice…». Au fil des interventions et témoignages, le trait se précise : pauvreté matérielle accrue dans les pays du Sud, encore aggravée par les changements climatiques, la crise économique et la corruption, dont les femmes et les enfants sont les premières victimes, et pauvreté psychologique et spirituelle dans les pays du Nord… Un « cercle vicieux » avec toute une cohorte de « dommages collatéraux » : famine, maladie, déscolarisation, éclatement des familles, exode et migration, corruption, drogue, violence, criminalité… Autant de phénomènes qui sont tous interconnectés et démontrent l’ampleur du défi à relever. |
L’éducation prioritaire
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Il n’y a cependant pas de remèdes miracles, et chacun est invité à puiser dans ses propres ressources ce qu’il peut faire ou donner. Le savoir-faire des Américaines, pour créer des partenariats ou collecter des fonds, est impressionnant… De façon quasi unanime, tous les intervenants soulignent l’importance primordiale à consentir à l’éducation. Celle des femmes en particulier, comme le pressentait la fondatrice du Sacré-Coeur qui affirmait : « Si vous éduquez les femmes, vous éduquez le monde ». Elles sont en effet les pivots de leurs familles, et, « lorsqu’elles distribuent les ressources, elles les consacrent d’abord à la santé de leurs enfants et à leur instruction » notent les observateurs... Et c’est la meilleure garantie que notre aide ne soit pas détournée… |
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La volonté de poursuivre ensemble le chemin tracé par Madeleine-Sophie Barat est entière. D’où le sentiment de confiance exprimé par Cerena (Inde) au terme du Congrès : « C’est la première fois que j’ai ressenti une pareille communion. Pour moi, l’Esprit était là ».
Mme Marie-Pascale de Drouas |
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Kathleen Conan rscj, Supérieure Générale, s'est adressée aux participants en début de Congrès. Elle a rappelé à chacun que, dans les années à venir, la Société du Sacré-Coeur sera marquée par ses efforts à vivre les Appels du Chapitre Général 2008, particulièrement les cinq priorités qui en ont émergé. Elle a conclu par ces mots: "Je suis sûre que Sainte Madeleine-Sophie se réjouirait du potentiel de changement que vous pouvez être aujourd'hui dans notre monde, vous qui avez été éduqués et êtes engagés au Sacré-Cœur. Aujourd'hui, dans le monde actuel, comment répondrez-vous au défi de faire connaître l'amour de Dieu en réponse aux besoins de notre temps?" |
Témoignage de Blandine Basosa-Madila, rscj de la République Démocratique du Congo
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Etant à Malte pour mon expérience internationale après ma profession perpétuelle rscj à Rome en janvier dernier, j’ai eu la chance de participer au 14ème Congrès de l’AMASC. En tant qu’ancienne élève et nouvelle professe dans la Société du Sacré-Cœur, je suis ravie de la belle expérience vécue. Quelle joie de voir ce grand nombre d’anciens et anciennes venant de différents pays ! Je suis maintenant convaincue que nous avons tous le même esprit et que l’amour du Cœur de Jésus est au centre de nos vies. |
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La lutte contre la pauvreté, qui était le thème de ces assises, nous a permis de prendre conscience et de nous engager activement pour combattre la pauvreté dans toutes ses formes, en vue d’un monde meilleur.
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J’ai beaucoup apprécié la présence de 10 membres de l’ANASC/Congo et leur intervention au Forum de langue française. Elles ont partagé les bonnes relations entretenues avec les RSCJ de la province du Congo et ce qu’elles font pour lutter contre la pauvreté. Elles ont une école visant, par des formations en coupe-couture, hôtellerie, informatique, à revaloriser les jeunes filles qui n’ont pas pu fréquenter l’école ou qui ont arrêté leurs études à cause d’une grossesse. A la fin de cette rencontre, une somme d’argent leur a été remise pour soutenir l’école. |
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Toutes les RSCJ, les anciens et les anciennes sont invités à s’engager activement dans cette lutte contre la pauvreté pour aider les plus défavorisés. Sachons que Sainte Madeleine-Sophie invite chaque personne à « découvrir le sens de sa vie et à se donner aux autres, à apporter sa part créative dans la transformation du monde ». (Constitutions RSCJ). Pour cela, le Seigneur dit à chaque personne (RSCJ, anciens, anciennes) aujourd’hui : « Lève-toi et marche ! »
Travaillons pour le futur de l’AMASC en trouvant des voies et des moyens pour une plus grande participation des jeunes, pour maintenir l’esprit de Sainte Madeleine-Sophie Barat dans nos écoles. Par l’intercession de notre Sainte Mère, confions tous nos projets au Seigneur, lui qui est la source de toute vie, de tout bonheur et de toute réussite. En Lui, rien n’est impossible. |
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Que le Christ ressuscité fasse grandir en nous la foi, l’amour, la joie et la persévérance,
Blandine Basosa-Madila rscj
Province dela République Démocratique du Congo
Voir d'autres "Nouvelles des collaborateurs et amis du Sacré-Coeur"...













English: Dear Blandine! It was so good for me to read your experience of the AMASC meeting in Malta! It really must have been a great moment to be there with all these allumnae and hear and feel their engagement in the spirit of M.Sophie. This gives hope for the future and makes me feel grateful. Beside that all my memories of Malta come up, I like it very much. I was there 2 years ago for 5 months and had a very good experience having lived there with our sisters and explored Malta's richness in culture and landscape. In union and much love.
Français: Chère Blandine: Il m’est si bon de lire ton expérience de la rencontre de l’AMASC à Malte! Cela a vraiment dû être un bon moment d’être ainsi avec les ancien(ne)s et d’entendre et percevoir leur engagement dans l’esprit de Madeleine-Sophie. Cela donne de l’espoir pour le futur et m’emplit de gratitude. En plus, tous mes souvenirs de Malte me sont revenus. J’aime beaucoup Malte ; j’y étais il y a 2 ans, pendant 5 mois, et j’ai beaucoup apprécié l’expérience de vie partagée avec nos sœurs et de découverte de la richesse de la culture et des paysages. En union, avec beaucoup d’affection.
Castellano: Querida Blandine! Me gustó tanto leer sobre tu experiencia en la reunión de la AMASC en Malta! Debe haber sido un muy buen momento, el poder estar allí con todas esas exalumnas, y oír y sentir su compromiso con el espíritu de Magdalena Sofía. Esto da esperanzas para el futuro y me llena de agradecimiento. Además, ha despertado todos mis recuerdos de Malta. ¡La quiero mucho a Malta! Estuve allí hace dos años, durante unos cinco meses, y fue una experiencia muy linda el vivir con nuestras hermanas y poder explorar las riquezas paisajísticas y de cultura de Malta.
En unión y con mucho afecto.