25 mai 2009

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Bruxelles, dimanche 24 mai 2009!



Venus d'horizon différents...

Pour rendre grâce en la fête de sainte Madeleine-Sophie.

 

Que nos cœurs soient en fête pour Dieu!
Célébrons le Seigneur, célébrons ses amis....



Mot d'accueil (extraits) par la provinciale, Françoise Belpaire

 

Bienvenue à chacune et à chacun,
Nous sommes à la veille de la fête de Sainte Madeleine-Sophie. C'est elle qui nous réunit aujourd'hui.

Nous venons d'horizons différents, et c'est au nom de mes sœurs de Belgique et des Pays-Bas que je voudrais vous accueillir (...)

Cette fête de Sainte Madeleine-Sophie prend une tonalité particulière cette année.
Nous sommes réunis pour rendre grâce pour la présence discrète et active de Madeleine-Sophie parmi nous, depuis 105 ans.

Rendre grâce en notre nom, et en communion aussi avec tous ceux et celles qui se sont arrêtés auprès de la châsse à Jette ou dans cette chapelle, dans le passé ou ces derniers jours.
Que de générations d'élèves, de religieuses, de pèlerins de toute origine et culture
sont venues confier à Sainte-Madeleine Sophie: joies ou peines, un projet de vie, une recherche de sens, le désir d'enfant ou des soucis de famille. Lui demander force et espérance pour avancer plus loin, dans la vie ou sur le chemin de l'évangile.


Vivante au cœur de Dieu, elle reste à l'écoute de chacun comme elle l'a été tout au long de sa vie. Plusieurs parmi nous, pourraient témoigner de son intercession maternelle.
Nous savons combien profond était son désir que chaque personne puisse développer ses dons et capacités humaines et spirituelles, et partager le meilleur d'elle-même avec les autres
pour créer un monde de plus d'entente et de justice.

Je ne vais pas retracer ici son œuvre éducatrice qui s'est déployée par des engagements créatifs et divers, hier et aujourd'hui. Je voudrais simplement attirer votre attention sur les deux lectures de ce jour.

Saint Paul (Colossiens, 3, 12-17) et saint Jean (15, 1-12) nous parlent de « revêtir les sentiments du Christ Jésus », de « demeurer dans son agapè », son amour gratuit.
Greffée comme le sarment sur la vigne, c'est dans le cœur de Jésus que sainte Madeleine-Sophie a puisé son inspiration, ainsi que la force et la tendresse dont elle a aimé les jeunes et les plus vulnérables.
C'est le message qu'elle nous laisse, un message signé par une vie à l'écoute de l'Esprit et donnée jusqu'au bout.

La châsse va bientôt être transférée à Paris. Habituées à cette présence et à cette proximité, nous pouvons ressentir ce départ un peu comme l'absence d'un membre qui quitte sa famille d'accueil... Sainte Madeleine-Sophie nous invite à regarder plus loin ! En revenant proche des lieux où elle a vécu, elle sera rendue, par la paroisse saint François-Xavier, à l'Eglise universelle.
Réjouissons-nous avec elle pour cet horizon qui s'élargit !
Soyons dans l'action de grâce, et en communion avec toutes les communautés et les ami-e-s qui la fêtent en ce 25 mai, de par le monde.

Que nos cœurs soient en fête pour Dieu!
Célébrons le Seigneur, célébrons ses amis....



Homélie (extraits) par le Père J.M. Faux sj


Les lectures de la messe de Ste Madeleine-Sophie nous introduisent au cœur de ce que furent sa vie, son enseignement et son œuvre, de ce qui est son héritage, et c'est le Coeur de Jésus. « Comme le Père m'a aimé, moi aussi je vous ai aimés ; demeurez dans mon amour, aimez comme je vous ai aimés ». (...)

Demeurer. Ce verbe revient pas moins de douze fois dans l'évangile que nous venons d'entendre. Il dit le secret de la vie chrétienne, de ce qu'a vécu sans nul doute Ste Madeleine-Sophie : l'union intime avec Jésus. Il donne sens et réalité à cette exigence à la fois merveilleuse et impossible, incompréhensible de Jésus, le commandement de l'amour. « Voici mon commandement : aimez-vous les uns les autres...».

C'est le paradoxe de l'amour : il n'est rien de plus personnel et spontané : peut-on aimer sur commande ? Jésus aggrave encore son cas, si j'ose dire, en ajoutant : « comme je vous ai aimés ». Il demande l'impossible. Mais ce « comme » ne dit pas seulement la mesure de l'amour, il dit l'origine, la grâce donnée, la sève qui irrigue le sarment Accueillant l'amour dont Dieu nous aime en Jésus, il nous est donné de pouvoir aimer « comme il nous a aimés ».

L'épître aux Colossiens délivre le même message en détaillant en quelque sorte le commandement de l'amour. (...) Une vie qui porte du fruit, c'est l'amour ainsi reçu de Dieu, dans la communion intime avec Jésus et la docilité à son esprit et vécue, monnayée dans le concret de tous les jours. Au terme, l'épître nous invite à trois reprises à « rendre grâce ».

En cette fête de Ste Madeleine Sophie, oui, nous rendons grâce parce qu'elle a demeuré dans l'amour de Jésus et qu'elle a fait rayonner cet amour dans toute sa vie et toutes ses œuvres, nous rendons grâce pour le fruit qu'elle a porté, ainsi que tout le fruit qu'a porté, depuis deux cents ans, la famille religieuse qu'elle a fondée et tous ceux qui s'y rattachent ou s'en inspirent. C'était une grâce pour nous d'avoir son corps dans notre chapelle et j'aimais faire mémoire d'elle dans la prière eucharistique ; je continuerai d'ailleurs à le faire.

Après plus d'un siècle, sa châsse va quitter la Belgique pour aller à Paris, dans un lieu où elle vécut et rayonna.

Nous espérons que la vénération de son corps continuera à inspirer et réconforter beaucoup de personnes. Mais surtout, en cette célébration, nous rendons grâce pour ce qu'elle a été et reste dans l'Église, témoin transparent de l'Amour de Jésus et nous demandons les uns pour les autres la grâce de demeurer dans l'Amour de Jésus et de porter du fruit pour la vie du monde.

Chant d'envoi:

Il est bon de fêter notre Dieu,
Il est beau de chanter sa louange ;
Tous les peuples, jubilez,
Jubilez pour le Seigneur !

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