1. Qu’est-ce qu’une ONG ? Le sigle ONG signifie « Organisation non gouvernementale ». Pour les Nations Unies une ONG est « un groupe de citoyens volontaires, sans but lucratif et organisé à l'échelon local, national, ou international », qui s’occupe de questions ayant trait au bien public. L’Institut de la Bienheureuse Vierge Marie et la Société du Sacré-Cœur répondent à cette description puisque chacune de ces deux congrégations est faites de femmes ordinaires, animées de la conviction que l’éducation est la clé des changements structurels dans le monde. Aucune des deux ne fait partie d’un gouvernement ou d’une entreprise et toutes deux travaillent à l’échelon local, national et international.
2. Qui sont les membres de l’ONG ? Les membres de l’ONG sont d’abord les membres de chacune des congrégations IBVM et RSCJ, là où elles sont et où elles travaillent. Par leur ministère et leurs relations le cercle s’élargit et comprend les élèves, professeurs, anciens et anciennes élèves, collaborateurs, associés, autrement dit les grandes familles IBVM et RSCJ. En tant que membre de l’ONG, la représentante ONG aux Nations Unies représente l’ONG aux Nations Unies mais elle n’est pas l’ONG. 3. Avons-nous créé une nouvelle entité ONG ? Non, nous n’avons pas eu besoin de créer une ONG puisque chacune des congrégations – l’Institut de la Bienheureuse Vierge Marie et la Société du Sacré-Cœur – est une ONG en tant que telle. L’IBVM est une ONG et la Société est une ONG. Puisque nous n’avons rien créé de nouveau, nous n’avons pas eu besoin de nouveaux textes officiels du genre statuts et règlements. Nos deux ONG n’ont pas d’autres règles à suivre que leurs propres Constitutions. 4. Deux ONG et un seul Bureau ONG ? Tout à fait. Chacune des deux congrégations a demandé et obtenu le statut d’associé auprès du Département de l’Information (DPI) en tant qu’ONG. Cela signifie que nous sommes deux ONG distinctes. Mais nous avons établi un partenariat, le Bureau ONG, pour mettre en commun notre travail et nos ressources. 5. Qu’est-ce que le DPI ? Le DPI est le Département de l’Information. Il fait partie du Secrétariat des Nations Unies et il est dirigé par un Sous-Secrétaire général. Le Département de l’information a pour responsabilité de communiquer au monde la complexité du travail des Nations Unies. En tant qu’ONG associée au DPI, nous traitons surtout avec la section des organisations non gouvernementales qui fait partie de la Division des services et produits destinés au public. 6. Pourquoi les Nations Unies désirent-elles collaborer avec les ONG ? Les ONG fournissent aux Nations Unies des liens précieux avec le monde entier et sont une source vitale d’énergie et de compétence pour identifier et définir les problèmes mondiaux. En ce temps d’interdépendance accrue et de mondialisation, la collaboration et la participation sont de plus en plus nécessaires. Le Secrétaire Général des Nations Unies, M. Kofi Annan, déclare : « Les Nations Unies autrefois traitaient uniquement avec les gouvernements. Nous savons désormais que nous ne pouvons parvenir à la paix et à la prospérité sans partenariats avec les gouvernements, les organisations internationales, le monde des affaires et la société civile. Dans le monde d’aujourd’hui, nous dépendons les uns des autres ». Prenons par exemple les Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD), en particulier l’Objectif 2 : assurer l’éducation primaire pour tous. Les IBVM et les RSCJ ont des écoles à des endroits où l’éducation primaire n’est pas encore une réalité pour tous – en ce sens nous coopérons déjà avec les Nations Unies parce que notre travail sur le terrain est une contribution à ce que font les Nations Unies (gouvernements) pour appliquer les engagements pris au niveau de la politique des Nations Unies. 7. Est-ce que les ONG existent seulement aux Nations Unies ? Non. Il y a des milliers d’ONG à travers le monde et elles ne choisissent pas toutes de travailler aux Nations Unies. Chaque ONG a son propre mandat et son domaine de compétence, et les ONG poursuivent des buts variés. Certaines sont orientées vers l’action, souvent autour d’un intérêt commun, par exemple les services ou un tâche humanitaire. D’autres se soucient de politique, d’analyse et/ou de recherche. Il y a actuellement environ 1500 ONG ayant le statut d’associées auprès du Département de l’Information (DPI) des Nations Unies. 8. Pourquoi la Société du Sacré-Cœur a-t-elle choisi d’être une ONG aux Nations Unies ? Depuis 18 ans, la Congrégation a entendu l’appel à élever de plus en plus la voix, à travailler avec les pauvres et à nous insérer parmi eux de façon à « laisser les appels du monde établir nos priorités d’action ». En 2000 nous avons décidé de poursuivre l’étude d’un statut d’ONG auprès des Nations Unies, car il nous a semblé que nous avions quelque chose à donner au niveau international à travers notre mission éducatrice en 44 pays du monde. Nous vivons auprès des gens et travaillons pour leur bien-être en de nombreux pays. C’est cette expérience de travail ensemble que nous voulons apporter aux Nations Unies, en particulier tout ce qui touche à notre travail d’éducation avec les pauvres, les femmes, les enfants, les jeunes, les migrants, les réfugiés et pour l’intégrité de la création. Conscientes de notre mission transformatrice, nous voulons utiliser notre expérience et notre réflexion priante comme instrument, même très petitement, à façonner un monde différent en exerçant une influence dans l’élaboration des politiques internationales. (Voir aussi « Convergence des chemins, source d’audace pour le futur ».) 9. Pourquoi l’Institut de la Bienheureuse Vierge Marie a-t-il choisi d’être une ONG aux Nations Unies ? Les religieuses de l’Institut de la Bienheureuse Vierge Marie, conscientes d’appartenir à un corps international multiculturel, se sont engagés à souligner un certain nombre de points dans tous leurs ministères, institutions, projets et programmes : promouvoir la dignité et la libération pour tous, spécialement les femmes et les enfants, interpeller les systèmes et structures injustes, se tenir avec ceux qui se trouvent aux marges de la société, promouvoir le respect pour l’intégrité de la terre et de toute la création. Ce sont des objectifs qui rejoignent ceux des Nations Unies pour la promotion des droits humains et du développement durable dans un monde où la justice doit assurer la sécurité humaine et la dignité pour tous. (Voir aussi « Convergence des chemins, source d’audace pour le futur ».) 10. Est-ce que cette présence aux Nations Unies a changé quelque chose dans ces deux congrégations ? Non. La présence aux Nations Unies n’a rien changé dans ce que nous sommes comme Religieuses du Sacré-Cœur ou Institut de la Bienheureuse Vierge Marie. Chacune de nos deux congrégations a conservé sa spiritualité et son charisme. Nous restons éducatrices dans tout ce que nous faisons, même aux Nations Unies. Ce qui est différent, c’est que dans le prolongement de directives de nos Chapitres généraux/Congrégations générales nous voulons que notre spiritualité et notre charisme s’appliquent aux questions mondiales traitées par les Nations Unies. Nous voulons faire entendre aux Nations Unies notre voix et celles des personnes que nous servons. 11. Est-ce que l’Institut de la Bienheureuse Vierge Marie et la Société du Sacré-Coeur sont les seules congrégations religieuses présentes aux Nations Unies ? Non, il y a beaucoup de congrégations représentées aux Nations Unies, mais il y en a plus ou moins 25 qui ont un représentant ONG à New York, tandis que d’autres sont à Genève. Ce groupe de représentants d’ONG se réunit une fois par mois pour un soutien réciproque et un partage d’information. La communauté internationale en général apprécie la présence des congrégations religieuses parce qu’elles sont présentes dans le monde entier, y compris des endroits très difficiles ; elles font beaucoup avec de petites ressources ; quand la situation devient difficile, elles ne s’en vont pas et n’abandonnent pas les gens ; elles ont une histoire longue d’être avec ceux qui sont pauvres ; et elles arrivent à la table de négociation avec des préoccupations désintéressées. 12. Quel est notre principal engagement envers les Nations Unies ? En acceptant le statut d’associé avec le Département de l’information (DPI), nous nous sommes engagées à disséminer l’information concernant les Nations Unies à nos membres, et réseaux de base dans le monde entier. En fait, l’engagement à mener un programme d’information effectif avec les ressources nécessaires pour le faire était un des critères requis pour devenir associé comme ONG auprès du Département de l’information (DPI). Jusqu’ici le bureau ONG transmet cette information aux personnes-contact principalement par courriel et sur le site internet (www.rscjinternational.org), accueillant les visiteurs et faisant des présentations. En tant que religieuses, nous pouvons certainement soutenir les Nations Unies dans leurs intentions de travailler pour la paix et la sécurité, le progrès économique et social de tous les peuples, les questions humanitaires et la promotion des droits humains. 13. Instruments Pour davantage de renseignements sur les ONG en association avec le Département de l’information (DPI), voir la présentation du DPI sur internet « Les ONG et le Département de l'information de l'Organisation des Nations Unies » (www.un.org/french/geninfo/ngo/brochure.htm), disponible en allemand, espagnol, anglais, arabe, chinois, français et russe. |