| Egypte | Malte | Lake Forest, Illinois Egypte  | Egypte  | Egypte  | Egypte  | Egypte  | | Egypte Le 6 décembre 2003, les festivités du Centenaire de l’entrée de la Société en Egypte et de la fondation de la maison du Caire ont commence par une “journée des anciennes” . Un millier d’entre elles se sont retrouvées, groupées par promotions, depuis celle de 1935, représentée par Sr.Maud Boulad,rscj. Quelques anciennes d’Héliopolis avaient aussi été invitées pour participer à cette fête, ainsi que deux représentantes de l’AMASC de Belgique et les trois anciennes provinciales. Une messe fut d’abord célébrée pour les chrétiennes par le R.P. Nabil Gabriel,sj. fils d’une ancienne élève. Puis, lorsque les musulmanes les eurent rejointes au jardin, la supérieure provinciale, Sr.Jeannette Hanna prit la parole ; ce fut ensuite le tour de Sr.Mariado Gorriz qui a lu le message de Sr.Clare Pratt, puis de Mme Kathleen Dor, de l’Amasc belge, et enfin de Ramona Canaan, présidente de l’association nationale , l’ANASC. Après le déjeuner préparé par un traiteur, les festivités ont commencé par un lâcher de ballons où l’on a vu s’élever dans les airs les lettres et chiffres : S.C.C 100 ans. Puis un groupe d’anciennes a entraîné toute l’assemblée dans un pot-pourri de chants choisis parmi ceux qu’elles avaient chantés au cours des années, dans les camps, excursions et fêtes d’adieu. Ensuite un défilé de 12 uniformes portés par les élèves depuis celui de 1904 a été très applaudi. Enfin on a passé un petit film préparé par une jeune ancienne en reconnaissance pour l’éducation reçue. Il vise à montrer la continuité de l’esprit éducatif à travers les générations, par des scènes tirées de la vie de Ste Madeleine Sophie et de celle des élèves d’aujourd’hui. Finalement toutes les religieuses présentes sont montées sur scène autour d’un énorme gâteau -souvenir. L’ambiance a été extraordinaire : beaucoup de musique, beaucoup de photos, et aussi de joie, de reconnaissance chez toutes ces anciennes dont un bon groupe avait beaucoup collaboré à préparer la fête. Elles ont profité de cette fête pour relancer l’Association Nationale des anciennes du S.C. ; il y a eu presque 33 inscriptions. Le lendemain, dimanche 7, une messe solennelle d’action de grâces été célébrée par l’évêque de rite latin, Mgr Bausardo, sous la présidence de patriarche cardinal copte catholique, du Nonce apostolique et de plusieurs évêques de haute Egypte, ainsi que de nos amis, prêtres, religieux, parents et professeurs. A la sortie chacun a reçu un petit souvenir du centenaire, et a été invité à prendre des rafraîchissements et à visiter l’exposition : des panneaux explicatifs de l’AMASC et de l’ANASC, de la mission des rscj en Haute Egypte. Un déjeuner a suivi pour toutes les rscj de la Province et une centaine d’invités. Sur les tables les convives trouaient en cadeau un petit agenda, souvenir du centenaire. La célébration du centenaire va se poursuivre pendant toute l’année scolaire, avec en janvier, pendant les congés de mi-année, une fête pour tous les employés de l’école ; puis début mars, une réception pour diverses autorités civiles, représentants de l’Académie, du gouvernorat, du ministère de l’éducation. Fin avril, une grande fête pour les parents, élèves et professeurs mettra le point final à cette année centenaire. Malte Malte  | Malte  | | L'année 2003 marque un anniversaire important dans l'histoire de la Société du Sacré-Cœur à Malte, le centième anniversaire de son arrivée à Malte. Le premier groupe de religieuses est arrivé le 13 août 1903 et s'est établi à la Villa Portelli, Sliema. Dès le 1° octobre de cette même année, elles étaient en mesure d'accueillir les sept premières élèves pensionnaires. Un an plus tard, elles achetaient le terrain voisin et commençaient la construction de l'actuel complexe scolaire. Au cours des années, des milliers de filles ont fréquenté les sections Junior et Senior de l'école et, s'il plaît à Dieu, des milliers d'autres vont les fréquenter. Aujourd'hui, 100 ans plus tard, l'école compte 1000 élèves. La construction du nécessaire nouvel Auditoire est depuis longtemps à l'ordre du jour, mais pour la célébration du Centenaire, le projet a été agréé pour l'école. Les fondations ont commencé à l'été 2000 et, pour le 1° octobre, cet Auditoire était fin prêt. Les célébrations du Centenaire comportaient une célébration eucharistique en plein air pour toute l'école réunie sur le terrain de jeux, la plantation solennelle d'un arbre à Villa Portelli, l'ouverture officielle du nouvel Auditoire et une réunion des Anciennes Elèves de Saint Julien. Lake Forest, Illinois  | | Lake Forest, Illinois Relevé dans les Archives de la province des Etats-Unis : La célébration d’un centenaire ou d’un tout autre anniversaire signifiant est un événement qui oriente toujours les gens vers les Archives. Ce n’est pas une coïncidence si cette première décade du vingt et unième siècle voit tant de ces célébrations. La fermeture de toutes nos maisons de France entre 1903 et 1909 a donné lieu à plusieurs fondations, 1000 religieuses émigrantes ayant dû trouver refuge ailleurs dans le monde entier. Dans notre propre pays 2004 marquera les 100 ans de présence des Religieuses du Sacré-Cœur à Lake Forest en Illinois. Un coup d’œil sur le journal de la première maison de cette fondation révèle une finesse de talent narratif et des capacités d’observation remarquables de la part de l’analyste. Rien ne lui a échappé, et elle a nommé les personnes- sauf le sien. (Trop souvent dans ces journaux les personnes auxquelles on se réfère sont désignées par leur titre ou leur emploi, ‘notre digne mère’ etc. On doit alors chercher dans les catalogues qui était la personne.) Ecoutez la description de l’arrivée des trois premières qui se sont installées dans une demeure temporaire pour surveiller la construction du couvent : Le 27 juillet 1903, Mère Margaret Hamilton, Madame Van den Abeele et Madame Stella Verneuil quittèrent le 485 de la rue W. Taylor (Chicago) pour prendre possession du ‘cottage’ de Lake Forest. Elles partirent tôt dans l’après-midi et établirent un précédent pour toutes celles qui les suivraient, quant au nombre de sacs, de caisses, de ballots, de bagages en général…Tout cela fut déposé dans la voiture du couvent laissant à peine de place pour les fondatrices. Billy, le cheval du couvent, se distingua par ses cabrioles habituelles et finit par s’aplatir sur le Boulevard Jackson. Des spectateurs vinrent à leur rescousse et tout le monde s’embarqua dans le train sans plus de mésaventure. Elles arrivèrent au ‘cottage’ vers 3 :30. En vraies filles de notre Vénérable Mère Barat, leur premier réflexe fut de communier dans un acte de consécration au Sacré-Cœur de Jésus, plein de ferveur, d’affection, de confiance… Elles se mirent au travail tout de suite. Le mobilier simple les avait précédées, alors elles nettoyèrent les planchers… installèrent leurs lits, puis assises par terre car les chaises n’étaient pas encore arrivées, elles dévorèrent le repas qu’elles avaient apporté avec elles. Leur repos bien mérité fut perturbé par une terrible tempête de pluie, le tonnerre et les éclairs qui ajoutèrent à leur solitude de cette première nuit. Plus tard, après l’arrivée de renforts dans la communauté, la première messe fut célébrée le 7 août. …célébrée au ‘cottage’ par le Père Wattmann de Fort Sheridan…Toutes étaient remplies de sincère dévotion et de joie sainte quand le bon père se retournant vers l’assemblée, ajusta lentement ses lunettes, trouva la page et leur lut dans un anglais inimitable l’ &pître et l’Evangile du jour avec une énergie et une solennité qui devaient faire forte impression. Le sens de l’humour est un don malheureux à un moment pareil. Au moment où les religieuses avaient emménagé dans le couvent nouvellement construit, le journal décrit ainsi leurs conditions de vie : Le premier réfectoire était situé dans l’office attenant au réfectoire des élèves, car cette pièce pouvait être plus facilement isolée des ouvriers qui étaient partout. Des hommes à gauche, des hommes à droite : des menuisiers, des maçons, des plâtriers, des plombiers, des vitriers, des peintres, des gaziers, qui parlaient, sifflaient, chantaient, martelaient, sciaient, planifiaient, raclaient. En haut, en bas, sur les marches ! Les entrepreneurs avaient été si lents promettant et ne respectant pas leurs promesses que si nos mères avaient attendu leur bon plaisir, les classes n’auraient pu ouvrir en septembre, il fut donc décidé de prendre possession de la maison et de faire pression sur ces hommes pour qu’ils finissent le travail. Aurait-on pu écrire ceci aujourd’hui ? Il semble que contrairement à l’opinion exprimée ci-dessus, avoir le sens de l’humour est une grande chance pour les moments balbutiants des temps de fondation. |