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14-08-08

Attendre que Dieu parle : le risque du discernement communautaire

 

Sofia

Sofia Baranda

Voilà sept jours que nous sommes en discernement communautaire au sujet de la nouvelle supérieure générale  et pour lui suggérer les personnes qui pourront le mieux l’aider dans son conseil. Cette expérience s’est révélée sérieuse, inquiétante et, par moments, difficile et ardue. Il s’agissait d’en arriver à un consensus, à partir de l’écoute de l’Esprit, avec la confiance que, peu à peu, c’est Lui qui nous conduirait au plus grand bien pour la Société.

Le discernement a été préparé par plusieurs semaines qui nous ont permis de nous connaître entre nous. Nous apprenions à connaître la réalité de nos provinces, les contextes culturels, ecclésiaux et politiques, nous partagions notre expérience du Cœur de Jésus, nos recherches pour mieux Le manifester à travers notre mission. Nous avons accueilli honnêtement nos différences, nos fragilités, les désirs et la soif qui nous animent. A partir de cette vérité, accueillie dans une grande paix, nous avons cherché ce que Dieu nous demandait en tant que Société pour ces 8 années à venir et de quel type de gouvernement nous avions besoin pour mieux répondre à ces appels. C’est dans ces dispositions que nous sommes entrées en discernement au sujet de la Supérieure générale et de son Conseil.

L’invitation que nous adressait Mary Cavanagh était de commencer ce discernement à partir de deux attitudes : confiance et silence.

Confiance en l’Esprit qui nous conduit, sures que ce que nous cherchons nous est déjà présent comme cadeau au milieu de nous,  mais caché dans les limites de notre réalité. Cela nous a permis de nous présenter les unes aux autres en toute  vérité et simplicité, sans honte de nos propres fragilités, conscientes qu’aucune de nous n’épuise à elle seule les désirs de Dieu ni le charisme de la Société. A partir de là nous avons pu discerner le futur, toujours avec cette pensée : comment pouvons-nous nous compléter mutuellement, dans les équipes des différents services, entre provinces et régions, dans nos propres communautés.

Silence pour nous écouter nous-mêmes et entre nous, sans crainte, sans interférences de préjugés ni projections, dans le « jeûne » des paroles, en nous libérant de nos opinions, en nous accordant des pauses et de longs temps libres. Savoir se taire pour que la parole de l’autre, et de l’Autre, prenne sa place et pour savoir dire ce qui est juste et ce qui convient, de la manière adéquate et au moment opportun.

Cette attitude de confiance et de silence nous a conduites à attendre que l’Esprit de Jésus traverse nos impatiences et nos insécurités. Il a rempli notre espace et il nous a appris, d’une manière nouvelle, à nous mettre à la disposition de la communauté et, à travers elle, à sa disposition à Lui. Nous avons parcouru ce chemin avec l’assurance que c’est Dieu qui agit discrètement au milieu de nous.

Sofia Baranda F. rscj
Province du Chili


 

Dernière mise à jour : ( 14-08-08 )
 

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