Le Nil, Cecilia van Zon rscj  | |
L’objectif 7 du projet de Développement de l’ONU (Millenium Goals) adopté pendant l’Assemblée du 8 septembre 2000 se propose pour 2015 de
“réduire de moitié la proportion des personnes n’ayant pas accès à l’eau potable”
Aujourd’hui plus d’un milliard de personnes sont sans eau potable et plus de 2 milliards six cents – 40% de la population mondiale – n’ont pas de services sanitaires essentiels.
Ce manque d’eau empêche un style de vie salubre, rend difficile le développement et est la racine de bien de maladies et épidémies. Les enfants sont les premiers à subir les conséquences de ce problème extrêmement grave. De par le monde plus de 4000 enfants meurent chaque jour directement soit à cause du manque d’eau potable soit pour un niveau hygiénique insuffisant. Cette situation avait été récemment dénoncée dans un rapport publié par l’UNICEF et l’OMS.
Les continents d’Asie et Afrique sont ceux qui manquent le plus d’eau. Les peuples de l’Afrique Subsaharienne sont ceux qui ont le moins d’accès à un système sanitaire de base : seulement 36%.
Pour répondre à cette nécessité, la Commission Européenne a proposé, en janvier 2004, d’établir un Organisme pour l’approvisionnement de l’eau (European Water Facility). Les régions visées par cette Commission pour l’eau sont l’Afrique, les Caraibes et le Pacifique (ACP).
Le réseau Afrique-Europe Foi et Justice (AEFJN) avec d’autres ONG suit les pas de cette Commission qui, en novembre 2004, a accepté d’établir des fonds pour subventionner des projets de service pour la distribution de l’eau.
Ces ONG et l’AEFJN soulignent le principe de base que l’eau n’est pas un produit de marché mais un droit pour tous. Pour cette raison :
- La commission pour l’eau doit prendre en compte avec réalisme l’incapacité où sont les pays de ces régions pour construire et gérer les infrastructures nécessaires pour pourvoir l’eau. Elle doit considérer si certaines communautés ou groupes locaux (coopératives, associations, ONG, églises locales, etc.) sont en état effectivement d’employer les « fonds flexibles ».
- La commission pour l’eau ne devrait pas encourager l’investissement de fonds internationaux privés.
Pour avoir plus d’information, voir: www.aefjn.org .