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31-07-08

Nous avançons peu à peu …

María José Arana
Arana
Nous avançons peu à peu de manière circulaire, c'est-à-dire que nous abordons les mêmes questions, mais à partir d’aspects et dynamiques différentes. Ainsi, cette fois, on nous propose un travail par générations où nous devons formuler trois défis et trois espérances que nous allons ensuite écrire sur trois fleurs en papier.

Dans la mise en commun, nous avons pu constater, une fois de plus, combien de coïncidences il y a entre nous par rapport ( j’en note quelques unes) à la vie communautaire, à la dimension contemplative de notre vie, à l’appel authentique de vivre en profondeur notre spiritualité, au souci pour les laïcs, à la force apostolique, à la nécessité d’un engagement pour la justice à partir des urgences et nouvelles urgences de l’Humanité ( écologie, femmes, dialogue inter religieux, migrants etc…).

Mais, on entend déjà résonner comme plus neuf, le besoin d’exprimer une plus grande visibilité de notre vie, le besoin de soigner le spirituel, l’écologie, le relationnel etc… la nécessité de renforcer notre engagement vers les jeunes et notre être « éducatrices » : Même si cela n’est pas nouveau, cela se fait plus palpable avec l’appel à trouver de nouvelles formes et celui de maintenir le lien avec la justice, accepter notre vulnérabilité comme chance et comme grâce…

Ce qui résonne encore comme une nouveauté et qui est une réalité dans la Société actuellement : réaliser et remercier de ce que des nouvelles vocations indigènes, africaines, asiatiques, nous amène à un certain déplacement et procure à la Société un «  nouveau visage… ». Hier nous avons fait quelque chose de semblable, mais aujourd’hui cela a résonné d’une manière nouvelle.

Nous avons ensuite présenter chaque groupe avec ces trois fleurs écrites et elles ont flotté dans le récipient qui contenait les eaux mêlées de chacun des pays…petit gste qui s’est achevé par la prière.

Nous avons une sœur indienne qui vit en Indonésie ; elle est assez jeune, Géra Philips, elle est la maîtresse des novices en Indonésie, mais surtout, elle s’est sérieusement préparée pour le dialogue avec l’Islam et enseigne dans l’université sur la spiritualité de l Islam ; On lui a demandé plusieurs exposés sur le lien entre l’Islam et notre spiritualité : «  Vie intérieure en Islam », « Le cœur et l’Islam »…Nous avons eu aujourd’hui la première conférence qui a été une introduction avec une série de graphiques sur la présence des religons dans le monde et concrètement l’Islam ; une explication de son expérience et le développement de cinq points importants, les uns comme difficulté pour le dialogue et les autres comme force qui attire les gens en Islam.

La peur face à l’Islam

L’absolutisation de cette m^me religion

Le vide intérieur de beaucoup de gens dans notre monde sécularisé

Le manque de leaders féminins dans l’Islam

La pauvreté comme défi tant pour l’Islam que pour le christianisme, défi qui devient lieu de dialogue.

Surviennent alors des questions….très intéressantes, mais Géra n’a pas pu y répondre car c’était l’heure de partir pour Chorrillos.

Sa seconde conférence portait aussi sur le soufisme et le cœur. Son application à la spiritualité de Sophie s’est révélée très lumineuse et originale… Tout ceci uni aux apports sur le bouddhisme, grâce à l’expérience de nos sœurs coréennes nous introduit dans un climat spirituel large et nous permet de connaître des aspects que bien des sœurs n’ont jamais l’occasion d’approcher d’aussi près.

Tout ceci crée un tableau très enrichissant pour présenter la spiritualité.

Maria José Arana, 
Province d’Espagne


Dernière mise à jour : ( 31-07-08 )
 

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