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La maison de Sophie : les vignes |
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02-08-08 |

Joigny, By Lolín Menéndez rscj
La maison de Sophie : les vignes
(La casa de Sofia : la viña)
Pour des temps d’oraison
- Passe un moment là-haut dans les vignes, contemple les sarments unis à la vigne… Parle avec Jésus de ce que t’a suggéré cette contemplation.
- « Que toutes soient persuadées que leur bonheur consiste en une tendre et intime union avec le Cœur de Jésus… » (Const 1815, 341). Pour Sophie il existe une relation étroite entre l’expérience «mystique» de notre vie, comprise comme rencontre profonde et heureuse avec le Seigneur.
- Demande-toi quelle est ta joie : elle sera toujours en proportion de la « densité spirituelle » de ta vie. Là se trouvent toutes les « réserves »qui peuvent nourrir la disponibilité,le service désintéressé, la pratique joyeuse des vœux, le courage pour se donner aux autres…Dans ta vie quotidienne pense à favoriser cette expérience d’union au Seigneur qui se traduira ensuite en service apostolique. Parce que ce dont les gens d’aujourd’hui ont besoin ce n’est pas de personnalités qui se sont réalisées au plan professionnel, investies dans des engagements sans portée spirituelle, mais ils ont besoin de personnes qui sachent allier une simple présence dans le monde et une vie d’oraison constante et profonde. Fais le point de ta joie et demande-toi si elle prend sa source dans l’Evangile où le bonheur est toujours dans la relation et où ses plus belles images parlent de rencontres personnelles, de repas partagés, d’invitation à un festin de noces.
- « La joie que je vous donne, nul ne peut vous la ravir »(Jn 16,22). Etrange promesse qui, sans faire abstraction d’un certain réalisme sur la précarité des choses et de la dureté de la vie, est aussi une offre audacieuse pour qui veut l’accepter.
- Demande-toi ce qui pourrait t’enlever la joie : les difficultés de l’existence, les petits échecs, les limites que l’on a perçues ((chez les autres surtout…), quand on perd ses possibilités d’initiative ou la reconnaissance des autres. Face à tout cela, relis tes réactions à la lumière de l’étonnante promesse de Jésus.
- Examine le personnage de la parabole du trésor et recherche quel est son centre de gravité : s’il a décidé de vendre tout ce qu’il avait, l’a-t-il fait « pour la joie », de même dans la sentence de Jésus sur « se renoncer soi-même », c’est au bénéfice d’ un gain,même par un étrange détour.
- Selon le Cantique des Cantiques, « chassez-nous les renards !», tu pourrais entreprendre la chasse aux succédanés de la joie qui cherchent à dévaster ta vigne…
- Selon l’Evangile, ni la joie, ni le gain obtenus ne sont poursuivis directement, mais trouvés gratuitement : le trésor qui a rempli de joie le personnage de la parabole n’avait pas été objet de recherche mais trouvé par surprise. De même le fait de se dépouiller à grands frais et de vendre tout ce qu’il avait ne lui fut pas épargné, et il dut supporter la période qu’il mesura entre la dépossession de ses biens et l’achat du champ. Mais dans la démarche qu’il accomplit en toute hâte la joie fut précisément l’élément qui a transformé son genre de vie. Ce n’est pas non plus la préoccupation du gain qui lui apparut en premier, à l’heure de suivre le Christ, mais la personne de Celui qui l’a séduit, parce qu’on est séduit et que l’on se sent appelé. Entrer dans cette clef de lecture c’est accepter un mode de vie dans lequel disparaît l’inquiétude pour sa propre survie, parce qu’on est libéré de l’attention et de l’intérêt pour son « propre salut », pour s’occuper de la vie des autres et participer ainsi à la mission de Jésus qui est d’aller à la rencontre de ceux qui sont perdus . Et cela passe par la conversion à ce qui représente le gain le meilleur.
- Prends un temps d’oraison , demande à Jésus de t’apprendre le secret de cette joie que nous n’obtiendrons jamais directement, mais en nous dé centrant de nous – mêmes et en nous oubliant.
Dolores Aleixandre rscj
province d’Espagne Sud
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Dernière mise à jour : ( 28-07-08 )
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