Icônes de Sainte Madeleine Sophie Barat et Sainte Philippine Duchesne
Patricia Tighe Reid rscj et Anne Davidson rscj
(Cliquer sur une image pour voir une version plus grande)
|

L’envoi en mission en Amérique
Depuis longtemps je désirais peindre une icône de Madeleine-Sophie et Philippine. Cependant, la pression des exigences des commissions sur les icônes m’avaient fait remettre ce projet : je ne me sentais pas libre de le réaliser seulement pour mon plaisir.
En 2003 j’ai eu une conversation inattendue et providentielle avec Susan Maxwell, responsable de notre école de Sheridan Rd à Chicago. Eventuellement nous avons parlé de mon ministère de peinture d’icônes. J’ai exprimé mon désir d’en peindre une présentant nos deux saintes au moment de l’envoi en mission en Amérique. Susan était enchantée et a mentionné que l’école voudrait en commander une grande pour la chapelle. Ainsi nos deux désirs coïncidaient parfaitement.
J’ai beaucoup aimé faire à cette occasion des recherches approfondies sur l’histoire de la Société ainsi que sur le type de vêtements (particulièrement les chapeaux) et de bateaux à voiles du début du dix-neuvième siècle. Quand je peignais, je me sentais immergée dans la scène, priant chacune de nos saintes de m’obtenir conseil, et aussi don de patience : le support en bois mesurait 3x4 pieds, nécessitent une table spécialement surélevée et une autre paire de mains (pas réellement disponibles) pour positionner l’icône debout pour un regard critique. Avec le détrempement à l’œuf on ne peut pas utiliser un chevalet à cause des fins écoulements d’eau qui couleraient en dessous de la surface. Ne pouvant atteindre le haut de l’icône autrement que par l’autre cote, j’ai du parfois peindre à l’envers avec l’aide d’un miroir !
Pour moi le sommet de la dédicace de la chapelle de Sheridan Road toute récemment restaurée fut le moment ou l’évêque a consacré l’autel. Je n’ai pu m’empêcher de sourire quand j’ai vu qu’il procédait exactement comme je l’avais fait quelques semaines auparavant avec l’icône une fois terminée : mettre de l’huile au centre et aux quatre coins du plan, et, avec la paume de la main, l’étaler sur toute la surface jusqu’a la recouvrir entièrement. C’est un moment de plaisir extrême, et de consécration.
Patricia Tighe Reid rscj
province des Etats Unis
|
Poème par April O'Leary rscj
|
The territories of friendship
The territories of friendship are not mapped.
You do not plan the journey, it is made
by moving, day after day
into an unknown land.
No chart first guided you to thread its guardian seas.
This landfall came to you as though by chance,
wind and tides propitious, soundings clear.
But when you beached it was on friendly sands you leapt ashore,
a growing confidence and joy compelled your steps,
wondering if you slept, so dreamlike and so comforting it felt
along this new and unexpected way.
Towards what beckoning heights, mysterious, unscaled,
dark with the somber secret of their forests, pure
in their crowing snows,
will these paths insist on taking you?
Over what unplumbed depths, what still dark-watered lakes
will you be called to venture?
Sunlight itself, reflected goldmeal, blinding
in splintered gleams, making the joy
well-nigh unbearable, ort shadows, rock-gold,
challenging a new-born trust, as yet untried,
must twin by twin colour your journey.
The territories of friendship are not mapped.
Not that you are the first to travel this land,
you are no pioneer along an unblazed trail
but rather one, neither the first nor the last, of many
who rejoice that they are carried by this road;
who in the sacramental light of each new dawn have seen
the boundaries of the country wider spread,
have watched new valleys drink the shadows of the moving clouds,
fresh peaks rise up beyond the former skyline.
Many have passed along this way, have halted evening come,
to view spread out below the ever-widening prospect
of their golden world. But they keep silence;
this territory
is not won with guides, each-for each self must find the way
and enter step by step
into the promised land.
It is a lonely and a solitary quest, you cannot show me
nor can I lead you, and yet we travel on it
side by side.
The territories of friendship are not mapped.
the journey’s made
by moving day after day
into an unknown land.
April O’Leary rscj
province of England - Wales
|