Zoom: Joigny: Maison natale de Sainte Madeleine Sophie Barat
Joigny, France
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« Nul n'est prophète dans son propre pays. »Heureusement le grain de blé, né dans la terre de Bourgogne, s'est multiplié à travers le monde.
Françoise de Campigneulles rscj
Joigny, c'est un don d'y être envoyée, pour de multiples raisons :
L'émerveillement : l'expérience de la Société sur tous les continents et les visites des rscj, des groupes et des familles. J'étais touchée récemment par une petite fille japonaise de 10 ans, élève de notre école à Tokyo qui, lors d'une visite a Paris, a demandé à ses parents de l'amener à Joigny pour voir la maison de Sainte Madeleine Sophie Barat.
Accueil : c'est aussi la joie de donner à nos sœurs rscj la possibilité d'une rencontre avec Sainte Madeleine Sophie - une rencontre à la fois unique et personnelle. J'aime cette maison avec son charme ancien; j'aime les vignes, la rivière Yonne, les vieilles maisons et ruelles de Joigny - tout comme il était du temps de Sophie. Cela invite à comprendre certains traits de notre héritage - la solidité, la simplicité, la profondeur. Il parait que les ceps de vignes vont chercher l'eau jusqu'à 20 mètres de profondeur : « Demeurez dans mon amour. » Haurietis acqua in gaudium. (Vous puiserez de la source avec joie.)
Jehannine d'Hautefeuille rscj
N'étant pas élevé du Sacré Cœur, j'ai apprécié vivre ici dans la maison Barat, où l'aventure de Sophie a commencé. Je suis touchée par le fait que c'est la jeune fille - et pas la religieuse - qui a vécu ici, et je constate que, comme tout jeune enfant, la famille l'a marquée profondément.
Ainsi, j'ai rencontré ici, pas seulement Sophie, mais toute la famille Barat, et je vois comme cette première éducation en famille l'a marquée - l'influence de chaque membre de la famille s'est fait sentir. J'ai été consciente que la maison Barat est imprégnée de la présence de la famille, même aujourd'hui. Et ce n'est pas seulement la famille qui l'influença, mais l'environnent de la petite ville de Joigny et de la Bourgogne. Je la vois près de l'Yonne, dans les églises et les rues, et surtout dans les vignes, et ce que j'apprécié en étant ici c'est que rien de cela n'est perdu. C'est ici qu'elle a ses racines: les racines de sa vie intérieure, les racines de sa vocation religieuse, son amour brûlant pour le Cœur de Jésus qui m'a attirée à la Société, et cela m'influence aussi jusqu'aujourd'hui pour ma vie religieuse.
J'aime penser que je suis dans cette maison et que c'est cette même jeune fille qui plus tard dira : « pour une âme d'enfant j'aurais fonde la Société », et qui
nous encourageait nous ses filles à vivre seulement selon l'inspiration du Saint Esprit .
En ce qui concerne l'accueil, j'ai beaucoup aimé faire « la visite de la maison » avec les gens qui viennent. Beaucoup en sont touchés et se disent très heureux de connaître Sophie un peu mieux. Ce qui me touche aussi c'est le nombre de personnes qui nous disent qu'elles touchent de près « un esprit ». Je vois aussi l'étonnement de beaucoup devant la carte du monde, et je suis émerveillée quand je constate l'influence de Sophie, la petite fille de Joigny, tellement répandue à travers le monde.
Donc c'est avec regret que je quitte Joigny après 8 ans, mais aussi avec la joie d'y avoir vécu, et d'apporter avec moi tant de mémoires inoubliables de cette étape de ma vie religieuse.
Thérèse Coeuret rscj
Etre envoyées dans la communauté de la maison natale a Joigny est une grâce et une joie, car Madeleine Sophie est vivante dans cette maison. Nous accueillons de nombreux groupes, des familles et des personnes individuelles, de France et de tant pays du monde. Certains restent plusieurs jours, d'autres visitent seulement la maison natale. Des groupes d'enfants viennent aussi pour une journée de retraite.
Pour toutes ces personnes, très diverses, l'oratoire, chambre de Madeleine Sophie, est un lieu de prière, d'intercessions surtout, et de paix. Chacun confie telle ou telle intention. Nous sommes parfois témoins des grâces obtenues par l'intermédiaire de Madeleine Sophie et de son action dans les coeurs, et nous ne savons pas tout.
Beaucoup de groupes sont accompagnés par des rscj ; nous vivons ainsi l'internationalité de la congrégation. Parfois nous avons l'occasion de voir des soeurs de probations ou rencontrées en d'autres circonstances, Vous devinez quelle joie représentent ces retrouvailles.
Accueillir, faire visiter, écouter…cela suppose beaucoup de disponibilité et de souplesse, C'est aussi un merveilleux moyen de parler de notre spiritualité, de ce que nous fait vivre, car les gens sont très réceptifs, et de transmettre quelque chose de notre charisme,.
Le Centre Sophie Barat est aussi inséré dans le quartier et le diocèse. Divers accueils, la participation à des activités paroissiales de la ville de Joigny permettent de faire connaître Sainte Madeleine Sophie et ce que sont les rscj aujourd'hui.
Marie Thérèse Deprecq rscj
Je suis arrivée a Joigny il y a quatre mois (avril 2004), mais pour une rscj, vivre a Joigny, même pur un temps court, est à la fois privilège, défi, et grande joie.
La maison Barat, dans la rue Davier, retient quelque chose - presque tangible - de l'esprit de Madeleine Sophie. Les mêmes murs, le même bois, l'escalier, le grenier, les chambres - tout nous parlent de la famille si unie, au sein de laquelle s'est enracinée sa foi de jeune fille (quoique d'une manière trop sévère de la part de Louis, son frère).C'est facile d'imaginer la famille réunie dans la salle à manger/cuisine, et de regarder la petite Sophie, grandissant à travers les années, nourrissant en elle-même son rêve pour l'avenir - une vie de contemplation. C'est un aspect fondamental de notre charisme, qui m'a attirée à Joigny (dans l'automne de ma vie), aussi bien que le caractère international de notre famille rscj qui permet et quelquefois demande que nous dépassions les frontières de nos propres provinces pour vivre et servir ailleurs. Où vivre mieux tout cela que dans le « lieu sacré » de nos racines familiales ?
Je me réjouis de prier avec Sophie dans son oratoire/chambre, et dans ma prière d'apporter la Société internationale, l'Eglise - surtout les jeunes églises de l'Afrique - le monde entier au Cœur de Jésus - le seul amour passionné de Sophie.
Joie aussi de rencontrer et accueillir les rscj venant de près et de loin, et de témoigner leur joie de se sentir « chez elles ». Mais ce n'est pas seulement les rscj, mais aussi nos élèves du passe et d'aujourd'hui, qui expriment leur joie et émerveillement en paroles, comme « Ici on sent un vrai esprit », « On touche le charisme dans cette maison », « Il y a quelque chose de très spéciale ici. » Nous recevons des groupes de tous genres - même dans ces 4 mois nous avons reçu, parmi d'autres, des couples mariés, des groupes œcuméniques et bibliques, des équipes pastorales, des jeunes en chômage. Ce qui m'a touchée profondément fut les deux groupes d'enseignants et enseignantes de nos collèges, un groupe de Corée et un groupe de Dublin, Irlande, qui sont restés plusieurs jours. Cela m'a parlé fortement de l'influence du charisme éducatif de la Société, même aujourd'hui, quand la présence des rscj dans nos institutions scolaires est si réduite.
J'aime aussi prier dans l'église Saint Thibault, où Sophie fut baptisée et reçut sa Première Communion. Quand nous assistons à la Messe dans les églises de Joigny, je la vois aussi agenouillée, avec nous, s'offrant en union avec Jésus « pour la gloire de Dieu et le salut du monde ».
Cela va sans dire que les vignes sont une partie intégrale de l'histoire de Sophie, et moi, venant d'un pays où il n'a pas de vignes, je suis émerveillée de découvrir les profondeurs cachés dans le symbole de la vigne, surtout comme Jésus nous le donne en Jean 15. Simplement en contemplant la vigne j'ai mieux compris comment cette vigne et son Vigneron nous révèlent la beauté de la demeure de la Trinité en nous, et de nouveaux aspects de notre charisme apparaissent. « Demeurez dans mon amour ». « Je t'ai choisie », comme le Vigneron choisit un rameau qui reste enraciné dans le cep, qui va porter des fruits quand viendra la saison, parce qu'il est un avec la vigne.
« Moi en toi, toi en Moi ». « Sans moi, tu ne peux rien faire ». « Cor Unum et anima una in Corde Jesu.”
Merci, Sophie, pour m'avoir accueillie dans ta maison familiale.
Doreen Boland, rscj







