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Béatrice a s’occupe des deux enfants
de sa soeur décédée ( a gauche) au
même temps que des siens.
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James habite chez sa grand-mère
maternelle dans une petite ferme au
terrain rocheux.
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Josphat est élève dans une école
primaire diocésaine. Il habite, avec
quelques uns de ses frères, chez sa
grand-mère maternelle. Il veut devenir
médecin.
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Les pensées de son cœur sont d’âge en âge de les préserver de la mort et de les faire vivre au temps de la famine
La crise provoquée aujourd’hui par le sida donne à ces paroles un sens nouveau pour moi, religieuse du Sacré Cœur. Le sida tue. On n’en guérit pas. « Les préserver de la mort », c’est ce qui est au cœur de tous nos groupes d’éducation pour la vie. Les jeunes, les moins jeunes, les aînés qui sont là, peuvent –ils écouter vraiment et faire des choix en profondeur quant à leurs attitudes et leurs comportements ? Nous savons que, parmi eux, il y a des orphelins, des personnes infectées (le sachant ou ne le sachant pas), d’autres qui ont chez elles des proches très malades. Nous savons que tous sont affectés. Pour ceux qui sont infectés, le choix est de vivre positivement, de ne pas contaminer les autres, de se soutenir mutuellement. Pour ceux qui sont affectés, il s’agit de ne pas stigmatiser, d’apporter une espérance à ceux qui sont infectés. Finalement, si on y réfléchit, la vraie mort est la mort de l’esprit. Beaucoup de séropositifs, sachant qu’ils sont infectés, vivent plus libres et plus heureux maintenant que ceux qui ne le savent pas. Cependant il y en a qui ont peur de découvrir que leur test est positif, à cause du stigmate. C’est une mort plus redoutable.
A Eldoret, au Kenya, nous avons accès à un programme intégral dénommé AMPATH (Modèle Académique pour la Prévention et le Traitement du virus VIH). Ce programme est fortement subventionné et offre des antirétroviraux à tous ceux dont le taux de CD4 (mesure du système immunitaire) est tombé trop bas pour faire face aux infections opportunistes. Le programme sert aussi à la recherche. Récemment, à une réunion de prêtres et de membres des comités de paroisse pour le sida, d’infirmières, d’agents sanitaires et de catéchistes, il fut affirmé que les antirétroviraux favorisent aujourd’hui la diffusion de la maladie. Pourquoi? Ceux qui étaient autrefois aux portes de la mort revivent au point d’avoir l’air d’être en bonne santé, et alors ils veulent « être comme tout le monde ». Il y a davantage de bébés qui ont une maman séropositive et cela met en question l’efficacité de la Nivirapine à prévenir la transmission du virus. Un plus grand nombre de bébés deviennent séropositifs. Et même quelques uns dont le test était négatif à l’âge de 2 ans deviennent séropositifs à l’âge de 4 ans. La recherche continue ainsi que les essais de vaccin. Souvenons-nous que nous utilisons le vaccin contre la polio depuis cinquante ans, et qu’il y a encore aujourd’hui quelques cas de polio. Que dire alors du virus de la déficience immunitaire acquise, classée comme Maladie Sexuellement Transmissible parce qu’au moins 85% des cas sont transmis à travers les rapports sexuels. Nous devons tous apprendre à vivre avec cette maladie. Nous sommes tous interpellés.
Il est de plus en plus évident que le sida doit être traité comme un problème pastoral. Qu’est-ce que notre spiritualité offre à ceux qui souffrent du VIH et du sida ? Je crois que toute religieuse du Sacré Cœur est appelée à se tenir au courant de cette maladie, de la manière dont elle se répand, des modes de prévention, de la recherche actuelle, comment parler de la maladie et manifester de la compassion pour le stigmate qu’elle occasionne. Nous puisons dans le Cœur du Christ la force, la sagesse et l’amour pour le faire. C’est la nourriture nécessaire pour affronter la famine provoquée par le sida. Il est vrai que les protéines sont nécessaires pour que les orphelins et les enfants vulnérables puissent grandir convenablement et se concentrer à l’école, et pour que ceux qui prennent des antirétroviraux aient la force de vivre la journée qui les attend. Pourtant les protéines sans amour ne contribuent pas à la qualité de la vie.
Nous avons rencontré des gens qui trichent pour obtenir un uniforme et même des gens qui se livrent au trafic d’enfants. Ceux qui vivent avec le sida et ceux qui n’ont pas le sida sont tous appelés à choisir la Vie. J’ai eu la chance de connaître son amour parmi les séropositifs et les sidéens, et de manifester son amour, je l’espère.
Helen O’Regan, rscj
Province d’Ouganda - Kenya
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Georgie, Peter et Sabina habitant avec leur grand-mère maternelle sur un terrain qui ne leur appartient pas. Ils ont très bien réussi dans leurs études.
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Helen O’Regan rscj dans un atelier du programme “Education pour la Vie”.
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Lilian (à gauche) a vécu quelque temps avec sa tante maternelle, Pauline, afin d’assister l’école primaire Saint Patrick. Quand Pauline est décédée l’an dernier Lilian a du rentrer chez sa vieille grand-mère maternelle et fait chaque jour 5 km de chemin pour arriver à l’école.
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Sheiller est eleve à St. Patrick’s Catholic Academy (diocesaine) à Burnt Forest, où nous suivons aussi 8 autres orphelins.
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