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30-01-08

Rapport RSCJ sur la 60e Conférence annuelle DPI/ONG 2007

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Dessiné par Graphic Design Unit, Outreach Division, Department of Public Information, United Nations

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Panel d'orateurs dans notre atelier de mi-journée.

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Participants à notre atelier de mi-journée. (photo: E. Kofler-Shuman)

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Sheila Smith, Rita Maria Vieira, Cecile Meijer, Esmey Herscovitch, Shu-fang Tsai 
photos: rscj 

 
La Conférence annuelle du Département de l’information pour les organisations non gouvernementales s’est tenue au siège des Nations Unies du 5 au 7 septembre 2007. Comme les années précédentes, le Bureau ONG a invité trois ou quatre rscj, si possible les personnes contact des provinces, à passer une semaine à New York pour mieux s’informer sur le fonctionnement des Nations Unies et sur le rôle des ONG, et pour participer ensuite à la Conférence proprement dite. Le thème de cette année était « Le changement climatique : en quoi il nous concerne tous ». Notre rapport cette fois-ci va prendre la forme d’un journal, se basant jour après jour, sur les réflexions des rscj invitées Pendant la Conférence, nous avons aussi envisagé la Conférence de l’an prochain qui se tiendra à Paris.

Dimanche 2 septembre
Les arrivées se sont échelonnées toute la journée. Fatiguées par un long voyage en avion, certaines ont particulièrement apprécié de se retrouver « chez elles » dans les 3 communautés rscj qui les ont accueillies chaleureusement.

Lundi 3 septembre 2007
Nous avons rejoint les sœurs IBVM à la maison Ste Hilda pour une journée d’introduction sur le monde des Nations Unies, des ONG, des OMD et ainsi de suite. « J’ai eu la chance de participer à la Conférence DPI/ONG et j’en suis reconnaissante. J’ai pu voir et apprécier davantage le travail réalisé par la Société et le bureau ONG. J’ai été enchantée de cette expérience unique sous bien des rapports. »

Mardi 4 septembre 2007
Prélude à la Conférence, nous entendons, avec les IBVM, Carol Zinn, religieuse de Saint Joseph, nous parler avec passion de la Charte de la Terre. « La Charte de la Terre (www.earthcharter.org) nous appelle à chercher un terrain commun entre les diverses nations, cultures, religions et spiritualités et à adopter une vision éthique commune pour le « Pays Terre » (expression utilisée par Tarig Banuri, du Programme pour un futur durable de l’Institut environnemental de Stockholm). Aux sources de cette Charte de la Terre, on trouve la science contemporaine, l’enseignement des peuples autochtones et la sagesse des grandes religions et traditions philosophiques de la terre ». Nous avons préparé une prière inspirée de la Charte de la Terre , que nous offrons à nos sœurs du monde entier comme préparation au Chapitre 2008. Cette prière paraîtra sur la page Web du Bureau ONG.

Mercredi 5 septembre 2007
Voici enfin l’ouverture de la Conférence. Nous avons très envie d’apprendre, d’échanger et de dialoguer sur « Le changement climatique : en quoi il nous concerne tous ». La Séance d’ouverture se tient dans la Salle de l’Assemblée générale. « Au début j’étais très intimidée à l’idée de participer à une Conférence des Nations Unies, mais quand je suis entrée dans cette grande Salle, j’ai eu l’impression que notre place était là, dans ce lieu de rencontre des peuples et pour les peuples, pas seulement les chefs d’Etat et les personnalités importantes. Les 1700 participants à la Conférence étaient des gens comme moi, et cela m’a confirmée dans le sentiment que les Nations Unies, c’était pour nous ».

A l’heure de midi, nous avons choisi d’aller dans un des 12 ateliers de mi-journée. Puis vers la fin de l’après midi, il y eut une table ronde sur les Preuves scientifiques des changements climatiques. « La question du changement climatique touche chaque être humain dans sa totalité : corps, intelligence, esprit. Je ne comprends pas trop les interprétations scientifiques, mais du point de vue spirituel, j’ai senti que nous avions tous une responsabilité dans la protection et la continuation de la Création de Dieu. Lorsque Dieu créa l’univers, il vit que « tout cela était bon ». L’énergie qui découle de ce fait continue de se déployer dans l’univers. Nous n’avons pas le droit d’interrompre ce flux de choses bonnes. Dans la création, il n’y a pas de différence entre grand et petit. Nous avons tous la même responsabilité dans le domaine spirituel. Ce que nous pouvons faire pour la paix et le bien-être de toutes les nations, c’est de participer à la création incessante de Dieu. Je prie pour que nous assumions toutes ces choses bonnes, en tant que ‘co-créatrices’ avec Dieu, et que nous continuions d’édifier le Royaume de Dieu, qui est bon, de laisser couler cette énergie universelle dans le monde d’aujourd’hui. »

Jeudi 6 septembre 2007
Nous avons eu d’autres tables-rondes et discussions  sur des questions comme : Peuples autochtones, culture et savoir traditionnel ; Sécurité hydrique et changements climatiques ; les changements climatiques – pratiques optimales d’occupation des sols, ; Enjeux économiques et politiques de l’énergie et des changements climatiques. « La réalité du changement climatique nous concerne tous, affecte toute la vie et tous les systèmes de la planète ; c’est une urgence qui réclame des changements de style de vie, ce qui est à la portée de chacunLes questions de micro et macro environnement n’ont cessé de s’entrecroiser au cours de la Conférence, appelant des réponses qui vont du recyclage des déchets et de l’utilisation d’ampoules à basse consommation à la montée du niveau des océans, à la désertification et aux émissions massives de dioxyde de carbone. Ce qui nous attend et qui se passe déjà en certains endroits est certainement très grave ; mais en même temps cette urgence est une invitation pour que la communauté des peuples apporte une réponse mondiale et mette de côté ses hostilités et divisions. »

De nouveau, douze ateliers de mi-journée ont été proposés. L’un d’eux, intitulé « Chaque voix compte : Faisons durer l’abondance », était parrainé par la Société du Sacré Cœur. Quatre orateurs provenant de Haïti, du Kenya, des Philippines et des Etats-Unis, ont communiqué leur expérience des raisons pour lesquelles il faut protéger l’environnement. Il y eut environ 70 personnes qu’u ont participé.

Vendredi 7 septembre 2007
Encore des tables-rondes, des discussions et des ateliers de mi-journée. L’après-midi la Conférence adopta une déclaration finale. « Au début de la Conférence, un projet de déclaration avait été présenté à l’assemblée pour que les participants puissent faire des remarques et des amendements. Parmi les soixante réactions, il y en eut trois, venant des rscj, qui ont été intégrées dans le document final. » (Pour ce texte voir www.unngodpiconference.org En tant qu’éducatrices, nous sentons un appel dans le paragraphe 5(b) de cette déclaration qui recommande que « toutes les institutions éducatives et les associations pour les médias éduquent plus réellement sur les questions de changement climatique en mettant l’accent sur la jeunesse. »

La séance de clôture nous réserva deux surprises : le Président du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (IPCC), Mr. Rajendra Pachauri, de l’Inde, prit la parole, avec Rolland Smith, « journaliste de profession et poète par choix ». « Rolland Smith récita un poème extraordinaire, accompagné d’un diaporama superbe sur grand écran, dédié à la Mère Terre, hommes et femmes. A travers ses paroles et ses images, la Mère Terre était représentée par des femmes gracieuses, entourées d’enfants, d’animaux, d’arbres et de plantes dans de beaux paysages. Voici le début de son poème :

Il convient aussi de réfléchir sur l’ouverture de notre cœur
Au rayonnement de l’aspect féminin omniprésent de la nature ».

Puis Rolland Smith manifesta sa tristesse devant le drame de notre planète, nous invitant à méditer. Et voici sa conclusion :


Nous avons le pouvoir de changer cela et de guérir la Terre. »

Des modes de production, tels que le pouvoir et l’argent, le profit économique et la domination de la nature par la science et la technologie, ont la priorité et sont les grands responsables de l’état de la planète aujourd’hui. Le résultat de ce pseudo-développement, c’est une augmentation massive de la pauvreté, l’instabilité et les conflits, la violence et le chaos.

En tant que citoyens du « Pays Terre », communauté de peuples, nous faisons appel pour un développement durable qui nous apporte paix, sécurité et démocratie. Pour cela il nous faut des partenariats à tous les niveaux afin de changer notre destinée et de sauver la Mère Terre. »

 


(On peut voir le PowerPoint de Rolland Smith sur  www.un.org/ en cliquant sur « Moment of Reflection » au bas de la page.

Samedi 8 septembre 2007
Nous avons réfléchi le matin entre rscj sur cette semaine passée à New York. « Au cours de nos journées de préparation et pendant la Conférence elle-même, j’ai entendu revenir deux mots par rapport au changement climatique à l’échelle mondiale: pauvreté et équité. J’ai entendu aussi un mot d’espoir : partenariat, comme possibilité pour tous d’avancer. Travailler en partenariat, c’est créer ensemble quelque chose que personne d’entre nous ne peut faire seul. Chacun apporte ce qu'il a et tous ensemble créent du neuf. Pour moi, en tant que femme croyante, cela veut dire commencer par moi-même. Avec une intelligence beaucoup plus profonde de la terre comme communauté de vie et de tout ce que dois apporter, je m’engage à faire des choix qui m’amènent à réduire dans ma vie quotidienne mon utilisation d’énergie fossile. Je prends bien mieux aussi conscience de l’impact que peut avoir sur les Nations Unies l’engagement au niveau local et national pour l’éducation à Justice, paix et intégrité de la création et pour les actions de plaidoyer et je m’engage à nouveau dans ce ministère. »

Nous avons aussi parlé de la prochaine Conférence ONG/DPI qui aura lieu à Paris. « Notre délégation rscj était très internationale (Asie, Australie, Amérique latine, Amérique du nord), mais j’ai noté que plus de la moitié des participants à (y compris moi) venait de l’Amérique du nord. En tant que rscj, nous avons contribué à faire que cette dernière Conférence soit plus représentative de la communauté mondiale. L’année prochaine, la Conférence aura lieu à Paris. Notre défi sera de faire tout le possible pour que notre délégation soit composée de personnes-contact des pays francophones, en particulier ceux d’Afrique. »

L’après-midi les sœurs IBVM sont venues nous rejoindre et nous avons célébré l’Eucharistie et pris le dîner ensemble avec les RSCJ de la Région de New York. « Cette dernière partie de la réunion fut excellente : toutes les RSCJ de la Région de New York, les sœurs IBVM et les amis qui ont participé à la Conférence DPI/ONG se sont tous retrouvés à la communauté de la 80th Street. Ce fut pour moi une belle expérience. J’ai senti un grand esprit de famille remplir la salle de communauté : nous étions une vraie famille internationale qui se retrouvait et partageait. »

Dimanche 9 septembre 2007
Départs.


Dernière mise à jour : ( 03-03-08 )