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Liberia, Lolín Menéndez rscj/JRS
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AEFJN : Le forum du 6 novembre 2007
Comme chaque année en novembre, nous avons eu le « forum des correspondants » le 6 novembre dernier.
AEFJN : « Afrique Europe Foi et Justice », réunit les instituts religieux implantés en Europe et en Afrique et désirant renforcer leurs relations mutuelles et influencer les décisions politiques les concernant, surtout pour l’Afrique.
Il y a deux réunions dans l’année : une en novembre pour donner des informations, en particulier pour tout ce qui est « plaidoyer » et une en mars qui est l’Assemblée Générale de l’association.
Conférence sur l’avenir économique de l’Afrique
Nous avons eu cette fois-ci un panorama particulièrement intéressant sur la situation actuelle de l’Afrique. Plusieurs intervenants africains ont parlé : « ni afro-pessimisme, ni afro-optimisme », disait l’un d’eux, mais, en tout cas, « pas de fatalité. »
Monsieur Ghazi Hidouci, ancien ministre de l’économie en Algérie et actuellement professeur en France, a souligné quelques points de l’histoire récente en Afrique.
L’Afrique bouge beaucoup et c’est récent.
Pour développer cela il a repéré plusieurs dates :
- dans les années 60, période d’indépendance de la plupart des pays, les gouvernements ont cru qu’ils étaient forts et que l’action des partis politiques au pouvoir suffisait pour promouvoir le développement et la croissance. Voyant qu’ils ne réussissaient pas, ils ont réagi en utilisant la manière forte ce qui a entraîné la violence et des coups d’Etat militaires.
- Par ailleurs, c’était l’afflux des euro-dollars et les pays se sont lancés dans des investissements très importants dont ils ne mesuraient pas l’ampleur.
- Ceci a duré une vingtaine d’années et, en 1980, on a commencé à parler de la crise de la dette. Pour résorber cette crise, le Fonds Monétaire International a obligé les pays endettés à pratiquer une « politique d’ajustement structurel » qui consistait souvent à faire des coupes sombres dans des dépenses de première nécessité : éducation, santé…
- Dans les années 90, le FMI et la Banque Mondiale se sont rendu compte qu’ils faisaient fausse route vis-à-vis de ces pays.
- En 1998-99, pour ces pays s’éveille enfin le désir de « s’organiser autrement ». C’est le début d’un mouvement social et citoyen. Le réveil vient d’Afrique du Sud, il y a des prises de conscience, le désir d’une plus grande solidarité.
- Ces dernières années, le prix des matières premières, détenues par ces pays, a beaucoup augmenté. On parle moins de la crise de la dette. Aujourd’hui, l’argent de Chine afflue en Afrique, avec des avantages et des inconvénients.
Mr Hidouci insiste sur trois défis :
- Créer une réelle capacité politique dans ces pays avec une décentralisation suffisante.
- Sortir d’une ouverture mondiale à tout va. Il faut d’abord créer une dynamique économique interne. Ensuite seulement s’ouvrir au commerce international. C’est ce qu’on appelait au 19ème siècle le « protectionnisme éducateur. »
- Créer des services publics : l’école, les hôpitaux . Les intervenants suivants ont beaucoup insisté sur l’école.
Les actions de plaidoyer
Rien de nouveau, mais une « veille » sur l’actualité : le commerce des armes, la filière lait en Afrique, le mauvais financement des investissements en Afrique, le problème de l’eau…
Savez-vous que
- 0,2 % de l’eau de la planète est potable
- 70 % de l’eau potable est utilisé pour l’irrigation
- qu’il faut 10 000 l. d’eau pour produire 1kg de viande et 500 l. d’eau pour produire 1kg de céréale ? …
Françoise de Chezelle rscj
Province de France
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