|
|
Matinée au Centre de Cantera :
jeu de domino...
|
 |
|
...et les informations.
|
|
|
Isabel Pérez Calderón rscj
|
 |
|
Soutien scolaire
|
|
|
Pura Rivera rscj
|
 |
|
|
|
|
Repas du midi pour les enfants du
préscolaire.
|
|
|
Photos: Lolín Menéndez rscj et Centro
de Cantera
|
L’année 1973 se déroulait paisiblement pour les religieuses du Sacré Cœur de la province de Puerto Rico, quand elles décidèrent d’établir une communauté dans la péninsule de Cantera, exactement à l’endroit qui a donné son nom au village actuel. (Cantera veut dire « chantier », en espagnol.) Ce lieu isolé, pauvre et peu connu - l’air, l’eau et la terre y étaient pollués - totalement déprivé, présentait peu de possibilités d’éducation. La situation était aggravée par la proximité des grands centres financiers, sociaux et culturels de la capitale, et par le contraste avec la beauté naturelle du site environnant.
Nous sommes venues sans plans ni grands projets. Nous voulions être une communauté d’insertion pour répondre aux besoins des habitants. Au début nous avons participé à la pastorale des jeunes dans cinq «communautés»où la paroisse avait une action. Très vite des ateliers de formation de leaders ont vu le jour; ces leaders, à la lumière de l’Evangile, ont pris conscience de l’engagement chrétien auquel Jésus les appelait. A partir du vécu de leurs familles, de leurs proches et prenant pour devise : Effort commun pour le développement de Cantera, ils ont décidé de promouvoir le changement. Certains auraient aimé devenir étudiants d’Université, mais c’était alors presque impossible. Interpellés par l’Evangile de S. Matthieu, au chapitre 25, ils se firent pèlerins de la communauté et ont élaboré les premiers projets du quartier.
Peu à peu les perspectives se sont élargies, grâce aux études des besoins, aux enquêtes auprès des familles, grâce au dialogue et à diverses initiatives. La solitude des vieillards, l’inertie des parents, l’absence d’autorités gouvernementales, furent des éléments de motivation personnelle.
Que faire et comment faire ? La communauté, stimulée par ces 17 jeunes de 18 à 22 ans, s’est unie à eux. A Cantera il n’y avait aucune agence de communication avec l’extérieur. Alors des inquiétudes se firent jour, émanant des jeunes et des adultes, sur les points suivants : aide aux enfants dans leur développement personnel, programmes pour adolescents et jeunes centrés sur le développement de la personne et un bon usage du temps libre, formation des parents dans leur rôle d’éducateurs, présence aux personnes âgées.
En termes de vécu : éduquer, - former, aider à grandir, à vivre.
Peu à peu divers projets ont vu le jour : quand nous avons pu les financer, même partiellement, ils ont donné les programmes d’aujourd’hui.
Développe-toi et aime, comme son nom l’indique, cherche à donner les bases du développement de l’enfant et les attitudes nécessaires à l’intégration progressive dans le processus culturel future. Il met l’accent sur l’éducation des parents, comme éducateurs premiers et irremplaçables. Il les oriente, les accompagne dans leur rôle d’éducateurs, exigeant d’eux des nouvelles attitudes dans la relation parent- enfant.
Bibliothèque Rosa Maria Sanchez ainsi nommée en l’honneur d’une enseignante de l’Ecole Elémentaire Sofia Rexach. Cette dernière, après d’énormes difficultés, se distingua par son travail d’éducation et de formation de l’enfance de Cantera.
En renforçant les connaissances de base, nous étions convaincus de lutter effectivement contre la principale cause des désertions scolaires et on a pu offrir aux enfants de l’Ecole Elémentaire la possibilité de soutien scolaire : ce soutien est proposé en lien et en concertation avec les enseignants de l’école voisine et avec l’accord des parents. A partir de 3 heures, dans la salle d’études, sous la direction d’enseignants–moniteurs, les enfants font leurs devoirs. Dans la salle des ordinateurs de l’Ecole moyenne et Supérieure, on peut trouver un espace et un équipement qui permet, moyennant supervision, d’initier des enfants encore non scolarisés à la technologie et à des programmes qui renforcent l’action des Maîtresses.
Etre pour faire. Ce groupe fonctionne à «la casita »et, comme son nom l’indique, a pour but de renforcer l’estime de soi des adolescents et des jeunes, qui se réunissent à des heures post-scolaires. Le groupe prévient tout comportement social discutable, encourage l’engagement communautaire, stimule le dialogue et l’interaction, collabore avec l’école dans sa démarche éducative, encourage des attitudes qui renforcent le rôle de la famille. Les Coordinateurs sont un appui pour les parents et leur offrent des activités de formation.
Sainte Madeleine Sophie Nos aînés, des personnes de 60 ans et plus, sont au centre de nos préoccupations, de notre attention et de notre affection. C’est une population qui va en augmentant et qui souffre de conditions de vie aux difficultés multiples. Le public auquel nous nous attachons est divisé en 2 groupes : ceux qui peuvent se déplacer au Centre et un autre groupe, beaucoup plus nombreux, de personnes fragiles qui reçoivent de la nourriture chez eux. On leur offre un appui de base dans le domaine de la santé et un soutien en relation avec des gestions personnelles en affaires publiques et privées. Le programme de Recréation et de Socialisation comprend des activités culturelles, sociales, touristiques, éducatives et de la culture physique quotidienne. En ce moment nous collaborons à la planification et au développement du concept de propositions plus adaptées aux besoins et aux exigences des nouvelles générations de personnes âgées.
Le Centre culturel et social de Cantera est une institution née de la communauté de quartier de Cantera. Nous donnons le jour, directement ou indirectement, à des initiatives voulant répondre aux besoins de la Péninsule de Cantera. Grâce à la Providence c’est du Centre qu’a jailli le projet de réhabilitation physique de la communauté, commencé en 1992 à partir de l’ouragan Hugo aux vastes répercussions. Le projet, commencé par décret de la loi de la Législation de Puerto Rico, a permis de reloger dans des zones plus salubres près de 400 familles pour lesquelles on a construit des maisons, certaines pour être vendues, d’autres pour être en location avec option d’achat. On commencera prochainement les travaux d’infrastructure sanitaire et de pose de l’électricité. Il reste beaucoup à faire.
Notre personnel : nous sommes 30 personnes à assumer la mission du Centre. Il faudrait être beaucoup plus. La tâche est belle, le soutien financier incertain, difficile à obtenir. La grande présence du Seigneur nous le montre souvent.
Passant, il y a un chemin. Le chemin se fait en marchant.
Isabel Pérez Calderón rscj
Province de Puerto Rico - Haiti
|