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Jakarta, Indonesia, Pondok Bocah
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León, Mexico: Ludoteca
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Haregaon, India: St. Theresa’s School
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Colombia, lunch program
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Tinta, Peru: Instituto Tupac Amaru
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Bayadeya, Egypt
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Ayutla, Mexico: alternative medicine
workshop
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Mumbai, India: Sadhana School
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Managua, Nicaragua : Center for
Alternative Medicine
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Mangaon, India: SCESA water project
Photos par Lolín Menéndez rscj
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Paroles de sœur Clare Pratt, rscj à la 1e rencontre
de l’association des Anciennes du Sacré Cœur du Canada
Lycée du Sacré Cœur, Halifax, 20 octobre 2007
Le thème de votre rencontre non seulement répond aux objectifs de l’AMASC pour les années 2006-2010 (Combattre la pauvreté – prendre soin, partager, aimer), mais, par une heureuse coïncidence, la rencontre elle-même a lieu la semaine où partout dans le monde se célèbre la Journée internationale pour l’élimination de la pauvreté : « Debout et manifestez contre la pauvreté. »
Mardi soir, nous avons prié ainsi :
Dieu de la création, nous vivons dans un monde d’abondance.
Pourtant des milliards de nos frères vivent dans la pauvreté.
Nous te demandons le courage de nous demander pourquoi
D’être attentives à la réponse
Et d’agir.
Tu es venu pour que tous aient la vie, et l’aient en abondance.
Renouvelle en nous l’esprit de justice ;
aide-nous à élever notre voix contre la pauvreté.
Amen
Que pourrais-je vous dire que vous n’ayez déjà entendu ailleurs ? Je vais vous parler de l’expérience acquise au cours de ces sept années de visite dans la grande famille du Sacré Cœur présente dans les 44 pays où les religieuses donnent leur vie par amour, essayant d’être attentives au « Cœur du Christ transpercé » :
Le cœur transpercé des femmes et des enfants ;
Le cœur transpercé des personnes arrachées à leur terre ou déplacées à l’intérieur de leur propre pays ; Le cœur de cette terre que nous ne cessons de détruire.
« Etre là où le Cœur du Christ est transpercé », c’est en vérité être partout :
Le cœur du Dieu incarné est présent en toute culture et le cœur de Dieu est transpercé en chacune d’elle, de façon plus ou moins subtile. Dans le monde en développement, c’est la faim et la soif des corps, tandis que le monde développé a perdu ses repères, prisonnier du progrès matériel, vidé de son sens. Il y a une faim et une soif spirituelle, une soif de Dieu insatiable. Il y a aussi la « transfixion » de la souffrance, de la déception, de la trahison, commune à toutes les cultures.
Je me rappelle les paroles du Chanoine Ann Philp, de la cathédrale de Salisbury : « Il n’y a pas de lieu où Dieu ne soit pas ; il n’y a rien que ses bras tendus et son cœur brisé ne puissent embrasser. »
Et nos Constitutions disent : « le Cœur transpercé de Jésus nous ouvre aux profondeurs de Dieu et à la détresse de l’humanité (n.8). »
Alors que puis-je faire ce matin qui vous soit utile ?
Je voudrais :
- Vous donner quelques exemples de ce que les rscj et les anciennes font en diverses parties du monde pour guérir le cœur blessé de l’humanité, en particulier dans les situations de pauvreté matérielle.
- Signaler deux grands problèmes qui touchent aussi bien le Nord que le Sud et deux moyens que nous employons pour « tisser » des relations entre le Nord et le Sud.
- Proposer quelques pistes d’action
Quelques exemples :
Nous sommes engagées en diverses formes de projets éducatifs, en institution et autrement, essayant de rencontrer les personnes et leurs besoins là où elles se trouvent.
- Notre unique jeune professe indonésienne a ouvert une garderie dans le garage du noviciat
- En Inde, depuis de longues années, nous avons à Haregaon un pensionnat pour les filles « intouchables » .
- Plus récemment, au nord de l’Inde, nous avons lancé un programme de développement à l’intention des femmes.
- A Verrettes, en Haïti, comme geste pour célébrer le bicentenaire de la Société en l’an 2000, nous avons créé une petite communauté. Nous n’avions pas l’intention d’ouvrir une école, mais de voir les besoins qui surgiraient. Notre petite communauté était dans la rue qui mène à la pompe du village. Et qui allait chercher l’eau ? Les enfants ! Ils étaient fascinés par ces femmes étranges venues vivre parmi eux et ils se sont mis à frapper à leur porte. Des projets sont nés peu à peu.
- Au Tchad, au sud de N’Djamena, la capitale, nous travaillons dans de petites écoles communautaires, donnant aux parents et autres adultes une formation leur permettant d’enseigner à leurs enfants. Nous travaillons aussi dans deux écoles agricoles, des écoles secondaires qui apprennent aux enfants des méthodes de culture qui les maintiendront sur place, au lieu de se laisser piéger par la ville.
- Au nord du Pérou, nous travaillons dans une école secondaire offrant des cours d’agronomie aux leaders campesinos, et à Lima, nous avons toujours une école normale d’état qui forme depuis 131 ans des institutrices pour tout le pays. En juillet dernier, rencontrant le Bureau des anciennes de cette école normale, j’ai appris que la plupart travaillaient au Ministère de l’éducation avec une vingtaine d’autres anciennes du Sacré Cœur. Au sud du Pérou, près de Cusco, nous sommes engagées dans une autre école normale qui est bilingue : Quechua et espagnol.
- Les bibliothèques, aux Philippines, au Tchad et au Mexique, sont une nouvelle manière d’attirer des enfants et de jeunes adultes et de leur offrir en même temps un lieu de rencontre. Parfois, il y a aussi des « ludothèques » ou salles de jeu. Si nous avons choisi la ville de León pour le noviciat au Mexique, c’est que nous y avons vu la possibilité de travailler avec les Anciennes dans la bibliothèque qu’elles ont fondées ainsi que dans d’autres projets qui donnent aux novices des possibilités apostoliques.
- A Cascajal, en Colombie, il y a une population d’origine africaine qui remonte au temps de l’esclavage et nous y avons eu pendant longtemps une communauté. Maintenant, le jardin d’enfants, l’atelier de couture et d’autres activités sont aux mains des anciennes.
Dans plusieurs pays, nous avons des ateliers pour les filles analphabètes, les orphelins ou les enfants des rues.
- A Bayadeya, en Haute Egypte, Sœur Adela Blanes, rscj espagnole qui est en Egypte depuis 50 ans et qui a aujourd’hui près de 80 ans, en a ouvert un. Il y a de l’alphabétisation (en arabe), de la couture et du travail manuel. Il reçoit aujourd’hui une subvention du gouvernement.
- A Kinshasa, au Congo RDC, il y en a deux. L’un a été créé par une rscj polonaise et l’autre a été ouvert par les Anciennes du Congo qui le font marcher. Lorsque j’ai visité le pays l’an dernier, la réunion des anciennes s’est tenue dans cet atelier. Une des filles sur le point de passer son examen de sortie s’est levée et a lu un texte tapé à la machine. Elle a déclaré : « Lorsque je suis arrivée ici, je ne savais ni lire ni écrire. Maintenant je sais lire et j’ai entre les mains de quoi gagner ma vie ! »
Nous travaillons dans des centres pour enfants ayant des difficultés d’ordre physique ou mental. (En espagnol on dit « enfants avec d’autres capacités »)
Quelques exemples :
- Buenos Aires et Campanas, en Argentine
- Bogotá, en Colombie
- Bayadeya, en Haute Egypte
- Chekalini, au Kenya
- Madrid, en Espagne
- Mumbai, en Inde (l’école Sadhana sur le campus de Sophia College.) Une des choses qu’ils apprennent, c’est à faire la cuisine, et j’ai pu y prendre un repas délicieux.
A Séoul, en Corée, nous avons deux refuges pour des filles qui se sont enfuies de chez elles. Des volontaires vont le soir dans la rue et leur offrent la possibilité d’un lieu sûr. Il faut parfois beaucoup de temps pour qu’elles aient le courage de faire le pas. Le refuge offre une atmosphère familiale et il est mené par une petite équipe de RSCJ et de laïcs.
Bien que nous soyons une congrégation avec un but éducatif et que nous ne travaillions pas beaucoup dans la santé, nous sommes engagées dans une variété de programmes ayant trait à la santé, en réponse à des besoins particuliers.
Dispensaires
- A Samalout, en Haute Egypte, il y a une rscj espagnole qui s’est spécialisée depuis des années dans le soin des brûlés. Elle a inventé une pommade qui réussit très bien, à base d’aloès.\
- A Kipako et Mbansa-Mboma, au Congo RDC, il y a des dispensaires qui disposent de quelques lits. Ils offrent des services de maternité et des programmes de nutrition pour les enfants.
SIDA
A Eldoret, au Kenya, une de nos sœurs des Etats-Unis travaille dans un programme diocésain intitulé « Education pour la vie. » Elle coordonne des équipes de Kényans qui vont dans les écoles secondaires et donnent des sessions de trois jours aux grands élèves. Je peux vous assurer de la qualité de ces programmes.
Médecine traditionnelle/alternative
- A Ayutla et à Mexico, au Mexique
- A Managua, au Nicaragua. La Société est arrivée à Jalapa, au Nicaragua, en 1980, pour aider dans des programmes d’alphabétisation. Quelques années plus tard, quand la révolution sandiniste s’effondrait, les gens n’avaient plus assez d’argent pour aller chez le docteur. Le curé de Jalapa demanda aux femmes d’aller trouver leurs grands-mères pour apprendre leurs recettes traditionnelles à base d’herbes. Il y a maintenant des dispensaires de médecine traditionnelle dans tout le Nicaragua !
Cantines
A Medellín, en Colombie, nous avons un projet de repas de midi pour les enfants dont les parents n’ont pas suffisamment pour nourrir la famille. Le projet assure un repas à plus d’une centaine d’enfants, à deux tournées. Pour certains, c’est le seul repas de la journée, et ils peuvent manger autant qu’ils veulent. Des équipes de quatre mamans se relaient pour préparer et servir les repas. Les enfants apprennent aussi les bonnes manières à table.
J’en arrive à mon second point. Les exemples que j’ai donnés viennent surtout du Sud. Il y aussi des problèmes qui concernent à la fois le Nord et le Sud et nous essayons d’y répondre.
Immigrants/Réfugiés
Il n’y a pas un seul pays européen qui ne soit touché par le phénomène de l’immigration. Nos provinces de France, Belgique/Nederland, Italie, Malte, Espagne, Angleterre/Pays de Galles et Irlande/Ecosse essayent toutes de répondre aux divers besoins et sous des formes variées, que ce soit sur le plan physique, psychologique, éducatif ou spirituel.
Il y a tout juste un mois, une communauté de trois sœurs polonaises s’est installée à Inverness, en Écosse, à l’invitation de l’évêque d’Aberdeen, pour s’occuper des 20.000 migrants polonais qui ont afflué en Ecosse.
A Almeria, en Espagne, nos sœurs travaillent avec des immigrants nord-africains (surtout marocains) qui sont venus travailler dans les « serres » en plastique où sont cultivés tomates et poivrons. Les femmes ne sortent pas de chez elles et ne peuvent pas rencontrer d’autres personnes. Nous leur offrons des cours d’espagnol et divers ateliers, (par exemple sur la paix) qui leur donnent non seulement des connaissances utiles mais aussi l’occasion de sortir de chez elles et un espace de rencontre.
La population catholique du Japon a doublé ces dernières années, avec une forte immigration venue des Philippines et d’Amérique latine (Brésil, Pérou…) Plusieurs de nos sœurs ont travaillé dans un centre d’accueil à Tokyo qui répond aux multiples besoins des nouveaux arrivants.
L’eau
Celles d’entres nous qui viennent du monde développé ont peut-être de la peine à entrer dans certains Objectifs du Millénaire pour le Développement proclamés par les Nations Unies. L’enseignement primaire obligatoire pour tous et la mortalité infantile ne font pas problème chez nous. Mais une question de portée universelle est celle de l’EAU. On dit que les prochaines guerres se feront autour de l’EAU. Comme vous le savez, le problème est complexe. Les problèmes sont variés :
- Le manque d’accès à l’eau, comme au Congo RDC : en dépit du fait que le fleuve Congo, le deuxième du monde après l’Amazone, pourrait fournir de l’électricité à tout le continent africain, 50% de la population n’a pas accès à l’eau potable
- La privatisation de l’eau par des compagnies multinationales
- La pollution : pollution des rivières par les compagnies minières étrangères au Pérou, où les règles gouvernementales sont insuffisantes et où les contrats établis sont établis avec le gouvernement fédéral sans référence aux besoins locaux et aux droits des citoyens ; pollution de l’eau et de la terre par des compagnies comme Coca-Cola en Inde. (Le gouvernement de l’état du Kerala a récemment ordonné la fermeture permanente de l’usine Coca-Cola locale.)
- Le changement climatique qui provoque des inondations, des tempêtes et des cyclones/typhons, et qui a des effets sur les récoltes, comme dans le cas des inondations récentes au nord de l’Ouganda.
Une bonne nouvelle! le projet de récolte des eaux en Inde promu par la SCESA (Association des anciennes élèves de Sophia College). Ces anciennes se sont données la peine d’introduire dans un grand nombre de villages une méthode simple et pratique pour recueillir et conserver l’eau de pluie. Ce groupe a un projet, il est motivé pour l’action, encouragé par le succès de l’entreprise.
La Société du Sacré Cœur a choisi deux moyens pour resserrer les liens entre le Nord et le Sud, de sorte que les pays en développement puissent faire entendre leur voix :
- Participation au réseau AEFJN (Réseau Foi et Justice pour l’Europe et l’Afrique) qui comprend une cinquantaine de congrégations religieuses ayant des communautés aussi bien en Europe qu’en Afrique. Il y a un petit bureau à Bruxelles. Le but du réseau est d’agir auprès de l’Union européenne sur des questions comme le commerce avec l’Afrique. L’idée est que l’ « antenne » des pays européens sensibilise leurs pays à ces questions tandis que les antennes des pays africains informent leurs partenaires européens de l’effet qu’ont les politiques européennes sur leurs pays. L’organisation des antennes africaines a pris du temps à cause des difficultés d’ordre politique et de communication, et aussi parce que le simple fait de survivre absorbe tout leur temps et énergie.
- Statut d’ONG aux Nations Unies comme associée avec le Département de l’information. Ce statut qui est le type d’association le plus « modeste » aux Nations Unies demande que l’information circule dans les deux sens. La Société a la responsabilité de communiquer à tous ses membres ce qui se fait aux Nations Unies, en particulier à travers ses programmes humanitaires. Notre représentante à New York, sœur Cecile Meijer, religieuse du Sacré Cœur néerlandaise qui appartient à la province des Etats-Unis, le fait essentiellement à travers notre site internet international. Les informations sont publiées en anglais, espagnol et français. En même temps, nous nous efforçons de faire remonter aux Nations Unies à travers les organisations appropriées ce que nous faisons sur le terrain.
Voici un petit échantillon seulement... Pour en savoir plus sur nos projets et sur la vie de la Société en général, je vous renvoie à notre site rscjinternational.org.
Enfin je vous suggère quelques idées pour nous aider toutes à répondre à l’appel à combattre la pauvreté.
Hier soir, Sheila Mason nous a parlé de « compréhension affective », du « contact affectif » qui fait bouger la personne, de l’apathie au devoir, puis à la vertu. Une autre manière de dire cela, c’est « Laissons descendre ce qui est dans la tête jusqu’au cœur. »
Nous sommes des humains limités et ne pouvons pas répondre à tous les besoins du monde. Si nous essayons, ou bien cela nous paralyse, ou bien nous faisons un petit quelque chose ici et là, de manière superficielle. MAIS nous sommes des humains et nous pouvons nous passionner pour quelque chose !
Ce que j’aimerais vous dire, c’est : découvrez quelle est votre passion et vous trouverez les moyens de la concrétiser. Souvent c’est une expérience personnelle qui déclenche cette passion. Voici quelques exemples de passions possibles :
- L’eau
- Le trafic des femmes
- Les abus et excès des compagnies minières
- Le soin de la terre avec le recyclage, la fabrication de compost. Voici un petit slogan qui peut aider :
« réparez – réduisez – refusez
recyclez ce qui ne peut pas être réutilisé
- Enseigner l’anglais ou le français comme seconde langue
- Autres types d’accueil des immigrants.
Quel que soit ce qui vous appelle au don de vous-même
Rejoignez-en d’autres qui ont la même passion
Vous allez me dire : « Mais je ne peux rien faire de plus. J’ai mon métier. Je m’occupe d’un parent âgé. J’appartiens à la génération d’entre deux (devant m’occuper à la fois de mes parents et de mes enfants). »
Avec tout cela, pouvez-vous trouver le moyen de rester informée, de faire entendre votre voix ? Internet offre des sources d’information complémentaire, des analyses. Il y a un site sur la faim grâce auquel vous pouvez donner chaque jour un bol de nourriture à qui en a besoin, procurer des mammographies gratuites à des femmes sans ressources, assurer des soins de santé pour des enfants qui n’en ont pas les moyens ou leur fournir des livres, sauver des hectares de forêt humide, offrir un refuge à des animaux abandonnés. Cela prend une minute par jour, et on peut se faire envoyer un mail de rappel quotidien.
Lors d’un voyage en Corée il y a quelques années, j’ai trouvé dans un journal de langue anglaise un mot que j’ai rarement vu depuis : « netizen », citoyen du net. Un « netizen » est celui qui exerce sa citoyenneté à travers internet. Devenez citoyennes du net !
Enfin nous ne saurions sous-estimer la puissance de la prière. Si nous croyons les paroles de Jésus : « Demandez et vous recevrez, cherchez et vous trouverez, frappez et l’on vous ouvrira », nous croirons en la puissance de la prière d’intercession et demanderons au Seigneur de guérir notre monde.
Mais par-dessus et au-delà de ce peut obtenir la prière d’intercession, il y a ce que cette prière opère en nous. Dans son livre Prayer for Pilgrims –livre de prière pour gens ordinaires (HarperCollins, London, 1980/1994), Sheila Cassidy écrit :
« L’essence de la vie chrétienne n’est pas qu’il faut prier le Seigneur et être bon pour son prochain, mais qu’à partir de notre prière surgisse une prise de conscience des besoins de notre prochain, la reconnaissance qu’il est notre frère, le désir de servir et la force de donner de notre plénitude matérielle et spirituelle à ceux qui ont moins de chance » (p. 132).
Je trouve que cela aide d’utiliser de « nouveaux sacramentaux » comme rappel constant de cette passion. Par exemple, les « bandeaux blancs » de la campagne « Renvoyez la pauvreté au passé. » Ou une bougie, pour faire briller la lumière dans l’obscurité. L’eau elle-même, cette eau de notre baptême qui sert à nous bénir, est un « sacramental » et nous devons essayer de penser à son caractère sacré chaque fois que nous l’utilisons : soit pour boire, prendre une douche, faire la vaisselle, arroser les plantes, nager, ou accueillir la pluie comme une bénédiction… Quel pourrait être le sacramental qui va vous aider à rester centrée sur votre engagement à combattre la pauvreté ?
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