|
Voici quelques mots sur l’histoire de notre Bureau ONG commun et pour vous dire comment il nous aide effectivement à réaliser notre mission et à approfondir notre spiritualité, avec les valeurs et les traditions qui sont chères à nos deux congrégations. Comment nos chemins se rencontrent-ils et comment sommes-nous arrivées à cette relation bienfaisante de part et d’autre?
Pour les RSCJ, c’est la fidélité à l’esprit fondateur de Madeleine Sophie Barat qui trouvait dans le cœur du Christ une ouverture aux profondeurs de Dieu et à la détresse de l’humanité. Profondément consciente de la blessure du monde et de la souffrance de l’humanité, Sophie a exprimé sa vision dans la devise « un seul cœur et une seule âme dans le cœur de Jésus ». Ces mots rendent bien le mouvement continu du dedans vers le dehors qui était le sien. La prise de conscience de l’amour de Dieu dans notre propre vie vulnérable nous pousse à la solidarité avec un monde qui aspire à l’amour, la justice, la liberté et la paix. Les RSCJ aujourd’hui poursuivent ce chemin, cherchant comment découvrir, vivre et annoncer l’amour de Dieu qui est au cœur de notre charisme. Ceci nous donne un élan pour travailler ensemble et avec d’autres en partenariat, pour promouvoir la vie et contribuer à la construction d’une société alternative (Voir Chapitre général 2000, Société du Sacré-Cœur).
L’expression de Mary Ward « état de justice » traduit bien ce qu’elle demande des femmes de son Institut de la Bienheureuse Vierge Marie. Il s’agit d’une disposition personnelle et intérieure qui se manifeste dans des « œuvres de justice ». L’intégrité parle de la sincérité et de la fidélité qu’elle attendait de ses sœurs et qu’elle exprimait en ces termes : « qu’elles soient comme elles apparaissent et apparaissent telles qu’elles sont ». Mary Ward demandait aussi que tous les membres de l’Institut aient la grâce d’une triple liberté qui les amènent à se donner à Dieu, à faire toutes les bonnes œuvres nécessaires en ce monde, à vivre dans la liberté de « tout référer à Dieu ». Le chemin qui a conduit l’Institut de Mary Ward à vivre l’intégrité, la justice et la liberté au cours des siècles le fait entrer aujourd’hui dans une perspective plus vaste à travers son association avec les Nations Unies.
Le chemin spécifique des IBVM et des RSCJ, poursuivi avec tant d’ardeur dans le monde surtout scolaire, a évolué. L’éducation est aujourd’hui perçue comme action transformatrice tout au long de la vie, s’adaptant à un monde lui-même en profonde transformation. L’éducation devient instrument de transformation et cherche à instaurer une société qui pourra
- réduire l’extrême pauvreté et la faim
- assurer l’éducation primaire pour tous
- promouvoir l'égalité des sexes et l'autonomisation des femmes
- assurer un environnement durable
(cf. Objectifs du Millénaire pour le développement, ONU)
Pour les RSCJ et les IBVM, le partenariat est une voie qui permet de répondre à la réalité de la mondialisation. En tant que femmes, nous reconnaissons notre appel à entrer en relation avec toute la création de Dieu et à nous engager dans la réconciliation entre les peuples de toutes cultures et toutes religions. Nous désirons donner notre vie pour la paix, l’amour, la solidarité ; nous désirons vivre dans l’intégrité, la justice et la liberté. Faire converger nos chemins vers les Nations Unies n’est-il pas une bonne manière d’y parvenir !
Doryne Kirby IBVM
et Sheila Smith RSCJ
|