Zoom: Projet Photographique au Chiapas Version imprimable Suggérer par mail
02-12-06
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En 1992, le Projet Photographique du Chiapas a été lancé comme programme éducatif et artistique pour la population indigène. Le projet consiste en une formation, la collecte et la promotion du travail de photographes par des publications et des expositions. Les participants, plus de 200 hommes et femmes issus de plusieurs groupes ethniques, choisissent leurs sujets et réalisent des photos selon leur point de vue. La plupart de ces activités font part des Archives Photographiques Indigènes, commencées en 1996 avec le soutien important de la Fondation Ford et le soutien institutionnel de Centre de Recherche et de Hautes Etudes en Anthropologie Sociale (CIESADS). Avec l'établissement en 2002 de l'association Lok'tamayach / Photographes Indigènes du Chiapas, le Projet Photographique du Chiapas a élargi ses activités et sa conception. Ces deux organisations sont établies à San Cristóbal de las Casas, le centre commercial du haut pays pour les nombreuses communautés indigènes au Chiapas.

"Mon intérêt en commençant le Projet Photographique du Chiapas (CPP) a été et continue d'être basé sur ma réponse à la mission d'éducation et de justice de la Société", écrit Carlota Duarte. "Etant artiste de profession, mes activités et mes centres d'intérêt sont axés sur un effort de faire entendre la voix de ceux qui n'ont pas la possibilité de se faire entendre. Le CPP a démarré en partie pour venir en aide aux populations mayas du Chiapas, Mexico, avec accès aux outils pour leur permettre d'exprimer tout qu'elles souhaitent par ce media. En tant qu'artiste, je suis évidemment intéressée par l'aspect des images. En outre, étant de celles qui, dans la Société, s'engagent pour la justice, j'ai lancé le CPP pour soutenir les efforts personnels et communautaires et les efforts des populations indigènes pour se faire reconnaître et avoir leur place reconnue dans leur propre pays et dans le monde. Les activités du CPP ont entraîné de nombreuses activités et la reconnaissance internationale.  Bien plus, le CPP a soutenu chez les participants l'estime de soi et a procuré connaissance et interaction avec le monde au-delà de leurs communautés, y compris avec d'autres personnes et communautés indigènes au Chiapas et dans d'autres états mexicains. Ces dernières années, Le Mexique s'est efforcé d'obtenir la reconnaissance au plan national du caractère multiculturel et polyglotte du pays et l'importance d'assurer à chaque citoyen sa place. Ainsi, le CPP a aussi un impact social et une part dans la reconnaissance de la réalité de la société mexicaine dans ses différentes cultures. "

Les quatre activités principales de AFI sont l'éducation, le recueil, la formation au recours aux avantages sociaux et la recherche. Le Lok’'Tamayah dirige la plupart des activités d'éducation, à partir d'une formation de base sur l'usage d'une caméra, et ensuite, un programme d'ateliers pour améliorer la technique et développer les projets personnels. La base de la collection rassemblée à AFI, est constituée de négatifs photographiques, soit à peu près 75.000 images dont la plupart sont en couleurs, avec une place toujours plus large faite au travail en noir et blanc. Les photographes ne se contentent pas de constituer cette collection pour leurs communautés d'aujourd'hui, mais aussi pour que leurs descendants aient leur propre histoire visuelle. La troisième activité principale de AFI est d'amener au recours aux avantages sociaux, ce qui implique des expositions et des publications, ainsi que des diaporamas et la participation aux débats et aux activités publiques. Toutes les publications et les expositions sont en plusieurs langues: la langue propre du photographe, l'espagnol et l'anglais. Enfin, les photographes indigènes tout comme bon nombre de chercheurs internationaux, consultent la collection AFI et sollicitent souvent l'autorisation d'utiliser les images à des fins académiques ou autres, livres, thèses, articles, vidéos, etc…

Carlota Duarte rscj
Coordinatrice des Archives Photographiques Indigènes


Vous trouverez plusieurs photos, œuvres des membres du projet, dans l’Espace de la Création de ce mois. Cliquez ici.

Pour plus d'information sur le Projet Photographique du Chiapas, voir le site
http://www.chiapasphoto.org

Autres articles:
NYTimes : http://www.nytimes.com/2005/10/23/arts/design/23kino.html

Mexicanwave: http://www.mexicanwave.com/blog/200511/20051103.html
 

Pause du matin : une introduction à Ixim- Maíz-Corn (Maïs)

  par Emiliano Guzmán Meza

0612_focus5Un des nombreux plaisirs de mon travail avec l'équipe des Archives Photographiques Indigènes est le partage de nourriture que l'un ou l'autre apporte occasionnellement pour la pause du matin, quand nous laissons notre travail pour partager un modeste repas. Nous mangeons des fruits de toute espèce, des légumes, occasionnellement des friandises et du pain. Mais la plupart du temps, nous mangeons des aliments à base de maïs: des tamales, des tostadas (grillades) des crêpes fraîches, atole, et parfois du maïs grillé. Certains de ces aliments arrivent du grand marché en plein air de San Cristóbal et d'autres de nos maisons.

Le Chiapas est marqué par une grande diversité: climat de haut-pays ou de plaine, nombreux dialectes, variétés de costume traditionnel, éventail de célébrations et de rituels, coutumes et traditions. Le bien commun, c'est le maïs, et par le projet d'Emiliano, j'ai le plaisir d'apprendre beaucoup sur sa place centrale dans la vie du peuple du Chiapas, comme en fait dans tout le Mexique. J'ai aussi le plaisir de voir comment le travail d'Emiliano se développe par ses photographies.

Voici donc un regard sur le maïs, peut-être un certain goût de notre pause matinale, que nous vous invitons à partager.

                    Carlota Duarte rscj

 

Des photographies de ce livre ont servi à illustrer l'article "La tortilla de maíz en la era global", Educational Challenges, August 2005

Dernière mise à jour : ( 30-11-06 )
 

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