Rapport de la Conférence DPI/ONG 2006
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Kim Young Sun rscj et
Paloma Fernández de la Hoz rscj
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Ma plus grande joie : rencontrer et partager avec mes sœurs rscj du Chili, de l’Autriche, des Etats-Unis d’Amérique, Corée, Pays Bas, avec la jeune volontaire d’Espagne, les deux internes de 91st Street, et Doryne, la représentante des sœurs IBVM.
Helen O’Regan rscj (Ouganda - Kenya)
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rscj à la Conference: Helen O’Regan, Fran Tobin, Kim Young Sun, Paloma Fernández de la Hoz, Cecile Meijer, Inés García Huidobro
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Le fait de nous rencontrer, de nous écouter les uns les autres et d’échanger ensemble est précieux. Cela m’a aidée à bien mieux comprendre les divers problèmes de chaque pays, et comment les Etats-Unis peuvent souvent être source de difficultés. … Il est important que les Américains le comprennent, il est important au moins que je le comprenne. Je pense qu’il est important aussi de prendre conscience que nous devons travailler avec d’autres ONG. C’est essentiel pour que les personnes bougent.
Fran Tobin rscj (Etat-Unis)
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Joan Kirby rscj et Kim Young Sun rscj
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Au cours de cette rencontre, j’ai pu voir et entendre beaucoup de voix. Elles venaient de pays où les gens souffrent de faim, de maladie, de génocide. J’ai aussi beaucoup appris sur les phénomènes sociaux. C’était parfois fort et impressionnant ; parfois c’était une simple information. J’ai entendu une soif d’amour, une quête de connaissance, la compassion envers ceux qui souffrent de la pauvreté. Cela m’a stimulée et fait prendre conscience de ma responsabilité dans notre monde interdépendant.
Kim Young Sun rscj (Corée)
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Fran Tobin rscj et Paloma Fernández de la Hoz rscj
A l’arrière-plan sont les illustrations des OMD faites par les étudiantes de Sophia Polytechnic, Mumbai, Inde.
Voyez plus ici.
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Kim Young Sun rscj, Paloma Fernández de la Hoz rscj , Helen O’Regan rscj , Inés Garcia Huidobro rscj
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Photos: Fran Tobin rscj et Cecile Meijer rscj
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« Le monde a faim … de nourriture et de spiritualité »
(Panéliste à la 59e conférence DPI/ONG)
Quelle semaine extraordinaire, du 3 au 10 septembre 2006, si pleine de vie, de découvertes, de fenêtres nouvelles ouvertes dans les esprits et les cœurs sur le monde et toutes sortes d’horizons ! Tout cela à partager et faire connaître autour de nous aux quatre coins du monde. Pendant une semaine en effet, à l’occasion de la Conférence annuelle DPI/ONG, cinq religieuses du Sacré Cœur au niveau international : Paloma Fernández de la Hoz (Europe centrale), Inés Garcia Huidobro (Chili), Kim Young Sun (Corée), Helen O’Regan (Ouganda/Kenya) et Fran Tobin (Etats-Unis), et trois amies de New York : Tilda Benjumea (ancienne de Lorette en Espagne), Katie Evans et Carmen Feliz, internes de 91st Street, sont venues rejoindre Cecile et Doryne.
Il y eut pour commencer deux jours de préparation et de mise en situation au Bureau ONG. Nous avons rappelé ce qu’était une ONG, et le sens de la présence de nos deux ONG Sacré Cœur et IBVM auprès du Département de l’Information des Nations Unies. Nous avons parlé des principaux organes des Nations Unies et de l’action que les ONG peuvent y mener, et aussi du partenariat « RSCJ-IBVM à l’ONU ». Naturellement nous avons évoqué l’origine et le contexte des OMD qui, une fois de plus, seraient le thème de cette Conférence.
La 59e Conférence annuelle DPI/ONG proprement dite s’est tenue au siège des Nations Unies du mercredi 6 au vendredi 8 septembre, sur le thème : Une tâche inachevée : création de partenariats efficaces au service de la sécurité humaine et du développement durable. Il y avait plus de 1500 participants provenant de 62 pays. Dans les trois assemblées plénières et les six tables-rondes, on a pu discuté de question telles que viabilité financière et préservation de l’environnement, les sciences et les technologies au service de l’éducation, les nouvelles approches en matière de soins de santé, y compris la dimension sexospécifique de la prévention du VIH et du sida, rôle des médias et des technologies des communications dans la réalisation des OMD. Comme toujours, à l’heure du déjeuner, les participants avaient le choix d’une trentaine d’ateliers,
dont un sur l'emploi qui a été organisé par notre partenariat et d’ autres ONGs.
Parmi les nombreux temps forts de la Conférence, il faut relever l’hommage émouvant de Joan Kirby rscj, présidente du Comité exécutif DPI/ONG, rendu au nom de tous les ONG à l’ONY à Kofi Annan qui termine son mandat de Secrétaire général le 31 décembre de cette année. Tous garderont également le souvenir de M. Jan Eliasson, Président de la 60e Assemblée Générale des Nations Unies, qui nous a touchés par son inspiration et sa sagesse : « Sans passion, rien n’arrive, sans compassion arrive ce qui ne doit pas arriver. Pour qu’adviennent les bonnes choses, il faut passion et compassion ».
Joan Kirby rscj, Son excellence Mr. Kofi Annan, Mr. Raymond Sommereyns, Mme. Nane Annan
Photo : www.ngodpiconference.org
Un trait marquant cette année, c’était la présence de nombreux jeunes à la Conférence. Le comité préparatoire avait explicitement demandé que chaque ONG arrive avec au moins un personne de moins de trente ans. Leur présence dans la salle était visible et leur énergie manifeste (dans notre groupe de dix, il y avait trois membres de moins de 30 ans).
Le samedi 9 septembre, nous nous sommes toutes retrouvées au Bureau ONG pour une mise en commun et une réflexion sur ce que nous avions vécu au cours de la semaine. Nous avons aussi envisagé quelques moyens pour transmettre chez nous cette expérience et faire le lien entre les niveaux local et mondial. En fin de journée, nous avons eu l’Eucharistie et le dîner avec les rscj de la région de New York.
Réflexions de Tilda Benjumea (ancienne de Lorette en Espagne)
Il y a toutes sortes d’ONG travaillant pour des buts variés. J’ai appris l’importance de partenariats entre la société civile et le secteur privé, mais j’aimerais y ajouter aussi celui des gouvernements. Chacun doit savoir quelle est sa tâche et la ramener à l’essentiel pour parvenir au but d’ensemble. Avant la Conférence, je pensais que j’allais entendre beaucoup de discours et peu de faits concrets. Mais je me trompais. Il y a des quantités de gens partout qui travaillent énormément. Tous ensemble, peu à peu, nous faisons de grandes choses. Un message important me reste en mémoire : ne pas juger et travailler.
J’ai vu aussi de l’espérance. Même s’il est vrai qu’il reste du pain sur la planche, il n’en est pas moins vrai que beaucoup de monde travaille. Au lieu de regarder les chiffres et statistiques du point de vue négatif, je préfère regarder ce qui est fait, et j’espère que si chacune des participantes à la Conférence fait quelque chose, nous atteindrons des buts partiels. Il est très réconfortant de voir que dans le monde entier il y a des gens qui veulent s’engager pour les OMD.
Réflexions de Inès Garcia, rscj (Chili)
Mon impression la plus forte et la plus durable, c’est qu’il y a des milliers de gens bons qui travaillent pour le bien des autres. Cela se voyait de multiples façons – depuis les attitudes de respect mutuel et de gentillesse jusqu’au contenu des discours et tables rondes. C’était une rencontre de fils et filles de Dieu se souciant des pauvres, depuis le Secrétaire général, M. Kofi Annan, jusqu’au dernier participant.
Je suis heureuse d’avoir connu les Nations Unies aujourd’hui, avec leurs efforts pour atteindre les OMD, un monde sans pauvreté. Mais comme l’a dit le Secrétaire général, les gouvernements seuls ne pourront pas y parvenir, ils ont besoin du soutien de la société civile. Si les gouvernements ne parlent pas des OMD, c’est à la société civile et aux ONG de les faire connaître. Si les gouvernements ne mettent pas les OMD en pratique, les ONG doivent pour commencer faire pression sur eux pour qu’ils réalisent ce qu’ils ont promis, et ensuite entreprendre des actions concrètes pour parvenir à ces buts.
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